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Côte d’Ivoire: Hervé Renard fait ses adieux-Lisez son témoignage trés émouvant..

Hervé Renard fait ses adieux à la Côte d'Ivoire: Le témoignage émouvant du sélectionneur français

Il a cherché les mots justes, ceux qui consolent et encouragent. En vain. « J’ai pensé qu’après avoir participé à cinq éditions de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) et remporté deux titres (2012 et 2015), il me serait difficile de faire mieux sur ce continent. J’ai pensé que c’était le meilleur moment pour moi d’arrêter avec la Côte d’Ivoire.

Je pense qu’un jour je reviendrai sur le continent africain. C’est grâce à elle que j’ai eu ma carte de visite actuelle », a prononcé, avec délicatesse, Hervé Renard ce vendredi 22 mai à Abidjan, au cours d’une conférence de presse.

Mais rien ne semble pouvoir consoler le pays des Eléphants, dont les héros, vainqueurs de la finale de la CAN contre le Ghana en février, sont aujourd’hui encore célébrés sur des affiches géantes dans tout Abidjan : « Bravo, les champions ». Neuf mois après la signature du contrat avec la sélection de football de Côte d’Ivoire, le technicien français a estimé que son avenir était ailleurs.

« Pour moi, il est temps de côtoyer le haut niveau, en Europe, en y allant progressivement. J’espère que mon futur club me permettra de franchir un palier et participer un jour à la Ligue européenne des champions. Sauf cataclysme, ce sera à Lille », a tranché Hervé Renard.

Pour la Fédération, cette rupture inattendue de contrat appelle des regrets. « La FIF a engagé Hervé Renard pour un contrat qui court jusqu’en juillet 2016. Depuis deux jours, il a souhaité mettre fin de façon anticipée à ce contrat. Nous voulons le remercier pour le travail abattu et exprimer notre regret de voir cette collaboration se terminer si tôt », a indiqué Pierre Gondo, porte-parole de la Fédération, sans livrer le nom du successeur de Renard.

Le charme de la chemise blanche

A Abidjan, tous les Ivoiriens suivaient le dossier Renard avec passion. Partira ? Partira pas ? Chacun y allait de son commentaire. Mais avec la ferme conviction de voir rester le technicien français, arrivé à la tête de la génération dorée des Eléphants de Côte d’Ivoire en août 2014 et qui a offert au pays son deuxième titre continental en février 2015.

« Pour moi, Renard devait rester. Il a annoncé de grands chantiers de construction de la sélection et du football local. Il a ramené la rigueur et la discipline dans ce groupe et cela a porté ses fruits. Il devait aussi continuer pour donner au football ivoirien une base solide et des clubs forts », affirme Youssouf Kamagaté, commerçant à Treichville (sud d’Abidjan), visiblement abattu.

Gérante d’un restaurant dans le quartier des affaires du Plateau, Irène Kouamé n’est pas convaincue du départ du sélectionneur. « Je considère que notre entraîneur ne bougera pas. Le chef de l’Etat [Alassane Ouattara] nous en a fait la promesse après la CAN. Nous l’avons adopté et je pense qu’il sera là en juin pour le match contre le Gabon [Eliminatoires de la CAN 2017] », soutient-elle, la gorge presque nouée par la colère.

« Si c’est une affaire d’argent, que les dirigeants trouvent un terrain d’entente pour le maintenir », propose Kouamé. Elle reste sous le charme du technicien à la chemise blanche, comme de nombreuses supportrices de la Côte d’Ivoire, qui militaient, en août dernier sur les réseaux sociaux, pour le choix de Renard, en raison de son « style craquant ».
Le Monde

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