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Cote d’Ivoire : Revelation de Didier Zokora sur sa retraite avec les elephants

mariage zokora

“J’ai assisté à la rencontre face à la Sierra Leone et je me suis aperçu qu’il y a de la relève “

«Le brassard est promis par les dirigeants »
En marge des finales de la première édition du challenge Didier Zokora au stade Robert Champroux de Marcory le dimanche 7 septembre 2014,  le plus “capé “de la sélection ivoirienne de football  a donné les raisons de son retrait en équipe nationale. Il a levé un coin de voile sur le choix du capitane en sélection.  Entretien ! 

Quel est l’objectif de ce tournoi ?
C’est un challenge qui va nous permettre de sélectionner les trois ou quatre meilleurs joueurs,  pour créer  une école de football qui portera  le nom de Didier Zokora.  Ce challenge va permettre à ouvrir les portes aux jeunes joueurs talentueux. Nous allons inviter les clubs comme Séville, Tottenham. Ce sera sur un long terme.

Avez-vous déjà échangé avec ces clubs dans ce sens ?
J’ai déjà abordé la question avec Séville FC. J’ai de bonnes relations avec le manager à qui,  j’ai présenté le projet.  Aussi en France, à Saint Etienne.

Aujourd’hui le problème crucial, c’est Zokora et la sélection. Après votre non sélection par Hervé Renard, vous avez décidé de ne plus enfiler la tunique orange en sélection.  Est-ce vrai ?
Ce n’est pas une non sélection. J’avais résilié  mon contrat avec Trabzonspor,  j’étais en pourparlers  avec d’autres clubs, lorsque Hervé  Renard  a  pris la tête de la sélection. Il a essayé de me joindre.  Il est passé par mes parents,  mon épouse, mes amis. Je n’ai pas voulu parler avec les dirigeants parce que,  j’étais dans mon focus.  C’est-à-dire trouver un club où signer.  Ils n’ont pas pu me joindre.  Et moi,   j’avais ma petite idée sur la sélection. Après avoir donné 15 ans de ma vie avec 5 participations à la CAN et 3 Coupes du Monde, je pense qu’il faut savoir arrêter. Avant le match de la Côte d’Ivoire, j’ai échangé avec les dirigeants  pour leur faire part de ma décision.  Ils  ont essayé de me faire comprendre que je   pouvais  encore apporter  beaucoup à l’équipe nationale. Je pense avoir apporté à mon pays ce que je pouvais. Toute chose a pourtant une fin, et il faut savoir partir. C’est ma décision. Même si j’ai essayé de me convaincre. Je n’ai plus l’envie et la même motivation. Dès ce moment, il faut laisser la place aux jeunes.  J’ai assisté à la rencontre face à la Sierra Leone et je me suis aperçu qu’il y a de la relève. J’ai bien apprécié la prestation de Franck Kessié, le numéro 11, que je ne connais pas, mais qui a des traits de qualité avec moi avec de la rigueur. Il y a de bons jeunes joueurs. Il faut leur apporter tout notre soutien et tourner la page.

Si le président de le République vous demandait de revenir sur votre décision, le feriez-vous ?

J’ai reçu beaucoup d’appels dans ce sens, notamment le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.  Maintenant si le président de la République  me le demandait, aurais-je le choix ? (Il rit).

Et  si c’était  nécessaire !
J’ai  joué ma partition. J’ai tout donné.

Quelles sont les  raisons de votre départ de la sélection nationale ?
Après avoir  donné 15 années  pour son pays, il y a des moments de déception et des moments de gloire.  Quand on se qualifie pour votre premier mondial en 2006, c’est  vraiment immense.  Après cela, nous perdons la finale  en 2006  face à l’Egypte. Echec après échec, à un moment donné, tu n’a plus les mêmes  forces et, il va faut savoir se retirer.

Votre fugue à l’Hôtel Ivoire,  que s’était-il réellement passé ?
En tant que  joueurs, et surtout un être humain, chacun à un ego.  Et il faut   pourvoir assumer  ses responsabilités quand on pose des actes.   Je n’ai pas voulu parler  sur la question de brassard.  Il y a eu beaucoup de polémiques.  Mais à un moment donné, il faut  le dire les choses telles qu’elles sont. Il y a eu un manque de communication entre les dirigeants   et les joueurs. Nous avons fait tous les matchs qualificatifs pour la Coupe du monde, pendant huit mois,  c’était moi le capitaine. Et au moment de couper le gâteau, on me demande de laisser la place  à un autre.  Ça été frustrant.   Le joueur qui a plus d’expérience, qui a joué contre la Tanzanie, La Gambie,  au moment  où on vient à Abidjan,  pour  disputer un match important, l’on me met sur la touche.  Je suis un homme. Mon instinct a pris le pas sur la raison.  Après cela je me suis excusé. C’est passé.

Il se dit que c’est Sabri Lamouchi qui vous avait promis  le brassard, mais une fois à Abidjan,  il a fait autre chose.
Le brassard était promis, pas par le coach, mais par les dirigeants.  J’ai accompli ma tâche, celle de conduire le groupe. On sait que dans le groupe je suis un leader, qui rassemble. Même si je ne suis pas porté  au premier plan, je suis quelqu’un porté sur le groupe. C’est pour cette raison qu’il me réclame. Je le dis haut et fort et sans prétention.

Les joueurs vous réclament encore ?

Sans prétention !

Ne pensez-vous pas avoir votre place dans cette défense d’autant plus qu’il y a la CAN 2015  qui pointe à l’horizon ?
J’ai pris  ma décision. Je l’assume.  Il faut savoir partir.  Il y a des jeunes capables de prendre la relève.

Propos recueillis par Ange Kouadio

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