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Didier Drogba, Clémentine Touré et Habib Beye conseillent aux jeunes de ne pas abandonner les études au profit du football

L’ex-capitaine des Éléphants de Côte d’Ivoire, Didier Drogba était le parrain sportif de la deuxième édition du Prix Sport et Etude organisée par la structure Lanfiara Management de Diabaté Abdoulaye.

A l’occasion de cette édition, il a animé un panel le samedi dernier sur le thème « binôme Foot-Ecole au service du développement » aux côtés d’autres professionnels dont l’ex-international Habib Beye, l’entraineur de l’équipe féminine de Côte d’Ivoire, Clémentine Touré, Mde Rosalind Brown, M.Djibril Diallo, M.Jean Marc Guillou et Maitre Joëlle Monlouis.

Ce fut l’occasion pour la star ivoirienne de prodiguer des conseils aux jeunes footballeurs qui rêvent d’avoir une riche carrière comme lui. « Mon père ne voulait pas que je joue au foot. Car, à l’époque avoir un fils footballeur était un signe d’échec. La priorité pour moi, c’était mes études. Je suis devenu footballeur professionnel par passion », a expliqué l’ex-homme fort des olympiens de Marseille et des blues de Chelsea, invitant les jeunes footballeurs à accorder de l’importance à leur éducation pour gérer aisément leur carrière et l’après.

Il conseille donc aux jeunes de ne pas abandonner les études au profit du football; car s’il a réalisé ses rêves et est devenu ce qu’il est aujourd’hui, c’est bien parce qu’il a accordé de l’importance aux études.

« Grâce aux études, vous pouvez toujours rester dans le milieu du football. Mais tous, vous ne deviendrai pas footballeurs professionnels. Si vous voulez réussir, cela demande beaucoup de travail, beaucoup de sacrifice », a-t-il exhorté.

Par ailleurs, Habib Beye, ancien défenseur de l’Olympique de Marseille et du Sénégal et invité spécial de PSE2, a rendu hommage à Didier Drogba qui méritait un Ballon d’or surtout en 2012 après la victoire de Chelsea en Ligue des Champions où il a été un grand artisan. Habib Beye voudrait également voir son compatriote de Liverpool, Sadio Mané être sacré ballon d’or 2019 devant Messi et Ronaldo.

« Nous devons croire en nos rêves et se donner les moyens de les réaliser » a lancé la coache ivoirienne qui a aussi dû choisir entre ses études et le football pour réussir les deux.

Tout en jouant au football, je partais à l’École. Mon père ne voulait pas que je joue au football et m’interdisait le ballon. Il voulait que je réussisse à l’école. A chaque composition, il me demandait quel cadeau je voulais, je lui disais toujours un ballon. En 1990, en ce moment il n’y avait pas de coupe du monde pour les femmes. La coupe du monde féminine a commencé en 1991. En 1990 lorsque Roger Milla a fait un doublé en Coupe du monde, il était content et je lui ai dit, un jour tu seras fier de moi, car je serai au mondial. En 2015 j’y étais mais il ne m’a pas vu » a-t-elle témoigné.

Pour elle, il faut commencer la reformation mixte avec les filles et les garçon dès l’âge de six ans. « A six ils ont la même morphologie et ensuite prendre les meilleurs pour les spécialiser dans les disciplines ou elles excellent. Ouvrir des lycées spécialisés dans les régions du pays et inscrire les meilleures. Cela donnera l’envie aux jeunes filles d’aller à l’École et pratiquer le sport. »

Au-delà de tout, Clémentine Touré soutient qu’il faut une volonté politique, sans cela rien. « Nous avons de grandes athlètes qui occupent des postes de responsabilités dans ce pays et il faut continuer cette politique de responsabilisation des athlètes du genre. Des athlètes comme Gbagbi Ruth, Ta Lou, Ahouré doivent être responsabilisés à des postes pour encourager les jeunes filles à aimer et pratiquer le sport et à aller à l’École. Moi j’étais major de ma promotion à l’INJS, je voulais montrer que je pouvais faire ce que les hommes font » dira-t-elle.

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