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Didier Drogba dévoile des secrets dans son autobiographie /Un extrait…

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Mon engagement”: Didier Drogba dévoile son autobiographie (Interview exclusive)

Le “gbagbadê national”ivoirien, en l’occurrence Didier Drogba a rendu public son autobiographie « Commitment » ou “Engagement” en français.

Dans son ouvrage, l’attaquant de l’Impact de Montréal en MLS raconte son parcours professionnel, ses engagements sur et en dehors du terrain, notamment son implication pour un retour de la paix en Côte d’Ivoire ainsi que sa fondation.

Ayant accordé une interview exclusive à nos confrères de BBC Afrique, l’ancien sociétaire de Chelsea FC s’est prononcé en exclusivité sur son livre, la méforme actuelle de son ancien club londonien, la réconciliation en Côte d’Ivoire, les Eléphants son ancienne équipe mais également sur son avenir.

Vous n’avez que 37 ans, pourquoi avoir décidé de sortir votre autobiographie?

Didier Drogba : Parce que j’estime qu’il s’est passé tellement de choses pendant ces huit dernières années entre le moment où j’ai sorti ma premiere autobiographie et celle-ci, beaucoup d’émotions, beaucoup de voyages, beaucoup de rencontres, beaucoup de choses à raconter et c’est pour ça qu’à cet âge, je me permets de faire ça.

Dans « Commitment », vous racontez votre tristesse de quitter Marseille à l’époque pour Chelsea. Pourquoi aviez vous peur?

Le sentiment c’était de quitter un grand club, mon club de cœur parce que depuis tout petit j’étais fan de Marseille, et j’avais de grands projets là-bas, maintenant je me suis rendu compte que le football ça allait très vite et que c’était aussi un business, mais un business qui au final, quand je regarde toutes ces années passées à Chelsea, je me dis que finalement ça été une bonne décision.

Chelsea c’est votre équipe de cœur, aujourd’hui Chelsea se porte mal, qu’est-ce que vous en pensez Didier ?

C’est un moment difficile comme on le vit dans une vie, c’est aussi une période difficile que le club traverse. Mais on voit déjà qu’avec les deux victoires lors de ces deux derniers matchs, ils ont commencé un peu à redresser la tendance, et c’est quelque chose qui ne va pas durer parce qu’il y a de la qualité dans cette équipe au niveau des joueurs et puis il y a de la qualité au niveau du coach. Et c’est un club qui, quoi qu’il arrive ne fera pas deux saisons comme ça.

Vous pensez que José Mourihno est toujours l’homme de la situation ?

Oui, il l’est toujours, s’il est encore là c’est parce qu’il l’est toujours, parce que le président estime qu’il est l’homme de la situation et parce que les joueurs croient en lui, donc il est là et il fera donc son maximum pour changer la situation.

Vous dites dans « Comittment » que vous seriez tenté d’être lié à un projet à Chelsea. Est-ce qu’on pourra vous voir à l’avenir manager de Chelsea ?

Vous savez il y a beaucoup de rôles qu’on peut avoir dans un club et pas seulement entraineur, mais c’est vrai qu’à un moment donné j’espère pouvoir redonner à ce club ce qu’il m’a donné et sur ça on est d’accord avec les dirigeants.

 Ata : Pourquoi pas manager ?

Pourquoi pas manager, pourquoi pas directeur sportif, pourquoi pas entraîneur à l’académie, pourquoi pas être conseiller des attaquants? Vous savez il y a pleins de choses. Le moment opportun je verrai ce qu’il y a de mieux, ce que je peux apporter de mieux à ce club.

Est-ce qu’on vous verra dans un rôle avec l’équipe nationale de Côte d’ivoire, un rôle d’entraîneur?

C’est fort cette relation que j’ai avec mon pays la Côte d’Ivoire.

A un moment donné j’appliquerai dans le travail qui va être fait dans le développement du football ivoirien.

Mais pas manager ?

“C’est fort cette relation que j’ai avec mon pays la Côte d’Ivoire.”

Tout le monde pense à manager mais je dirais qu’il n’y a pas que ça dans la vie, on peut apporter autrement sans forcément être manager de l’équipe. Mais c’est un poste aussi important.

Vous et vos coéquipiers à l’époque aviez œuvré pour le retour de la paix.

Quelques temps après il y a eu une élection, il y a eu une guerre, aujourd’hui on sent que les cœurs ne sont pas totalement apaisés comme vous l’aviez souhaité Didier. Quel bilan en faites-vous ?

Malheureusement on était juste que des joueurs, nous n’étions pas les acteurs décisifs du moment donc on a porté un message, une volonté de la part du peuple parce que nous on se considère aussi comme le peuple et cette volonté-là, c’est vrai que ça n’a pas eu un effet radical.

Mais ce qu’il faut savoir ça a apaisé beaucoup de rancœur, ça n’a peut-être fait que retarder certaines choses mais au final aujourd’hui on se rend compte que comme vous le dites, il y a encore beaucoup de rancœurs et c’est normal tout ça, c’est frais ce qui s’est passé.

Mais soit on décide d’avancer, de se pardonner c’est pour ça que j’ai décidé de faire partie de cette commission de réconciliation nationale, soit on décide de rester là où on était, et puis on va se faire la guerre tout le temps.

Alors je ne sais pas ce qu’il y a de mieux.

Je pense que c’est de s’asseoir de se demander pardon, de réapprendre à vivre ensemble et de faire avancer le pays parce qu’il y a beaucoup de choses à faire en Côte d’ivoire.

Vous avez presque tout gagné, qu’est ce qui manque à cette peinture pour qu’elle soit complète Didier ?

Je pense qu’il doit manquer encore beaucoup de choses. Je suis jeune, là j’arrive à la fin de ma carrière sportive, mais ma vie en tant qu’homme j’espère qu’elle est encore longue, il y a encore de beaux jours devant moi, il y a beaucoup de choses que j’aimerais faire

Comme quoi ?

Peu importe ce que ça sera, que ce soit manager comme vous le dites, ou encore m’occuper de ma fondation, ou encore avoir un impact sur la vie des gens d’une manière ou d’une autre. Que ce soit au niveau social en faisant passer des messages importants ou en étant un acteur important de l’économie ivoirienne ou même en Afrique, apporter ma petite expérience et puis toutes les expériences que j’ai acquises autour de moi.

Ce trophée de la Coupe d’Afrique des nations, vous auriez aimé être là et la soulever avec vos coéquipiers ?

Bien sûr, je ne vais pas faire l’hypocrite et dire non.

J’aurai aimé être là c’est normal, c’est mon équipe, ce sont mes gars qui ont gagné, mais ma décision était prise et en âme et conscience je l’ai prise cette décision et je n’ai aucun regret et c’est ça le plus important. Mais je suis fière de la Côte d’ivoire et je suis fière de ce que mes partenaires ont accompli.

Ils n’ont fait que finir le travail que nous avions commencé avec les Zokora, avec tant d’autres.

S.Yow
BBC Afrique

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