07222017Headline:

Eléphants/Serge Aurier triste crache ses vérités “Ils ont forcé le départ de Renard”

Serge Aurier

L’affaire des primes non payées (elles ont été payées depuis), qui a secoué le football ivoirien en emportant le régisseur des compétitions internationales et le ministre des Sports, Alain Lobognon, continue de susciter des réactions.

Serge Aurier, le latéral droit des Eléphants et du Psg, dit sa part de vérité. Le champion d’Afrique est surtout écoeuré par l’absence de gratitude et le manque de respect vis-à-vis des joueurs, avec cette affaire. «Ce qui s’est passé est anormal, décevant. C’est une simple question de respect. Personnellement, ce ne sont pas les primes en sélection qui me font vivre. Ce que je viens chercher quand je suis avec les Éléphants, ce sont les émotions. Mais je pense surtout aux joueurs locaux, pour qui ces sommes sont très importantes. Il y a des gens, parmi ceux qui dirigent le foot ivoirien, qui ne respectent pas le groupe et ce qu’il (Ndlr: Hervé Renard) a fait en Guinée Equatoriale. Tu fais les efforts pour ramener la Can au pays, et où est la gratitude ?», a-t-il confié à l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique.

L’Eléphant se dit d’autant plus déçu qu’il pourrait renoncer au prochain match des pachydermes ivoiriens. «En ce qui me concerne, je ne suis pas certain de disputer le match amical au Gabon, le 12 juin. Depuis que je joue pour la sélection, j’avais l’habitude d’une organisation carrée. Mais cette affaire de primes et l’attitude vis-à-vis de Renard me font réfléchir. Je n’ai pas envie, quand je suis avec les Éléphants, d’être tracassé par ce genre de problèmes. Nous avons été trahis par certaines personnes. Vous savez, entre joueurs, on se parle beaucoup. Et je ne suis pas le seul à être déçu. Il faut peut-être s’attendre à ce que les cadres de la sélection prennent les choses en main. Je n’avais rien dit jusqu’à maintenant, mais j’estime que c’est le moment. Car ces faits peuvent mettre en danger l’équipe. Il faut que des choses changent. Mais il faut qu’elles changent vite…», a-t-il soutenu.

Aurier a dit toute son amertume de voir le sélectionneur Hervé Renard partir. «Je suis triste, car c’est un entraîneur qui compte beaucoup pour moi. Il m’a toujours fait confiance, même quand je jouais peu au Psg. Le problème, c’est que la fédération n’a rien fait pour le garder. On ne lui a pas donné tous les moyens pour travailler. Quelque part, on l’a forcé à prendre cette décision. Il a réussi à qualifier la Côte d’Ivoire pour la Can alors que ce n’était pas facile, on a bossé comme des fous à Dubaï pour préparer la phase finale, on la gagne et finalement, on a l’impression qu’il y a des personnes en Côte d’Ivoire qui pensent plus à leurs propres intérêts qu’au collectif», a-t-il regretté.

Litié BOAGNON

L’INTER

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