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Exclusif – Gervinho sans detour se confie et devoile tout :Son nouveau club, la CAN 2017 et le Mondial 2018

gervinho kouassi

Son nouveau club, la CAN 2017 et le Mondial 2018/ Gervinho parle de tout : «cette expérience nous a servi»

En août 2014, le football ivoirien faisait grise mine. Quelques semaines plus tôt, la sélection quittait la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™ dès le premier tour. Et en ce 8 août, ce que beaucoup d’Ivoiriens redoutaient finit par arriver : Didier Drogba annonce sa retraite internationale. “C’est le bon moment pour arrêter, laisser la place aux jeunes, et construire une équipe pour les années à venir”, explique l’attaquant alors âgé de 36 ans.

Ironie du destin, avec l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football africain, les Éléphants n’ont  n’a pas remporté le moindre titre. Sans lui, la Côte d’Ivoire remportera la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF l’année suivante.

Après avoir débuté et progressé aux côtés de l’idole du pays, Gervais Kouassi, dit “Gervinho”, a pris le relais pour mener l’attaque et conduire les Ivoiriens à leur deuxième sacre continental. Formé en Belgique, révélé en France, confirmé en Angleterre et en Italie, le buteur de 29 ans porte depuis janvier 2016 les couleurs de Hebei China Fortune, promu en première de division de RP Chine.

C’est là-bas que FIFA.com l’a rencontré pour évoquer son adaptation à la vie locale, le retour des Éléphants sur le toit de l’Afrique, et l’expérience qu’ils ont retirée de leurs trois Coupes du Monde consécutives avant d’aborder le dernier tour des qualifications pour ce que Gervinho espère être la quatrième en 2018.

 

Gervinho, comment se passent vos premiers mois en RP Chine, où vous avez déjà conquis vos coéquipiers et les supporters locaux ?
Tout se passe bien ici. Le club fait tout pour faciliter notre intégration et pas que sur le plan sportif. Pour l’instant, cela se voit dans nos résultats et on espère que ça va continuer. La découverte de la vie chinoise se passe bien, les gens sont très accueillants et Qinhuangdao est une très belle ville. Je connaissais déjà le stade parce que j’y ai joué un match lors des Jeux Olympiques en 2008.

 

De votre Côte d’Ivoire natale à la RP Chine, votre parcours vous a conduit dans de nombreux pays et différentes équipes, où vous avez toujours connu la réussite. Qu’est-ce qui vous a permis de conserver cette régularité ?
Le travail et rien que le travail ! Depuis le centre de formation à l’ASEC Mimosas, on nous a inculqué cette discipline du travail. Sans ça, rien ne peut fonctionner. Aujourd’hui grâce à mon passage dans tous ces championnats, j’ai acquis de l’expérience, cela aide à s’adapter à toutes les situations. Je savais aussi qu’en arrivant en Chine, ça n’allait pas être simple car le niveau des équipes chinoises est assez élevé. On a rencontré plusieurs fois des équipes asiatiques lors de tournées avec Arsenal. Et avec l’arrivée d’importants joueurs étrangers, le niveau est encore plus rehaussé. Le joueur qui pense que ce championnat est simple va vite déchanter !

 

Qu’avez-vous retenu de chaque étape de votre parcours ?
Honnêtement, tous les clubs où j’ai joué m’ont apporté énormément. Beveren, ça a été l’apprentissage du monde professionnel et la vie européenne. Ma période du Mans m’a permis de devenir international A. A Lille, j’ai gagné le championnat et la coupe ainsi que plusieurs distinctions personnelles. Arsenal, c’est le championnat anglais, l’équipe pour laquelle j’ai toujours voulu jouer depuis que je suis entré en centre de formation. C’était magique ! Et avant de signer en Chine, j’ai découvert le championnat italien avec l’AS Rome, une équipe magique avec des supporters incroyables qui méritent de remporter le championnat chaque année.

 

Quel rôle a joué l’entraîneur Rudi Garcia dans votre parcours ?
Je n’ai jamais caché que coach Rudi a été très important dans ma carrière. J’ai évolué sous ses ordres au Mans, puis Lille et Rome. Depuis le début, le courant passe très bien entre nous et même au-delà du football. Il m’a aidé à être le joueur que je suis aujourd’hui.

 

Parlons de votre sélection. Avec plus de 70 capes, quel rôle y tenez-vous désormais, en tant que deuxième joueur le plus capé derrière Salomon Kalou ?
Aujourd’hui, je suis le capitaine de notre équipe nationale. Avec Salomon, nous avons évolué ensemble chez les espoirs et notre parcours avec les A est presque similaire. C’est une grande fierté d’être capitaine de cette équipe, j’espère qu’on continuera sur notre lancée. Nous sommes dans une phase de transition car la nouvelle équipe est jeune, et beaucoup d’anciens sont partis. La barre est haute puisque nous sommes tenants du titre continental jusqu’à la prochaine CAN au Gabon. L’objectif est déjà de se qualifier, et ensuite de défendre notre titre.

 

Parmi vos 20 buts internationaux, celui de la victoire contre le Japon à Brésil 2014 (2:1) a-t-il une saveur particulière ?
Tous les buts sous le maillot de l’équipe nationale sont gravés dans ma mémoire. Celui-là fait partie des plus mémorables, mais j’ai en tête aussi certains buts lors des Coupes d’Afrique. C’est spécial de marquer dans des complétions majeures telles que la Coupe du Monde, parce déjà, il est très difficile pour les nations africaines d’y participer, car les places sont limitées.

 

Malgré un effectif comptant certains des meilleurs joueurs d’Afrique, la Côte d’Ivoire n’a jamais réussi à franchir la phase de groupes en Coupe du Monde. Comment expliquer ces échecs ?
Nous en sommes à notre troisième participation d’affilée et, à chaque fois, dans des groupes assez difficiles. La dernière Coupe du Monde au Brésil était celle où tout monde nous voyait passer au second tour. Malheureusement, les dernières minutes contre la Grèce n’ont pas été en notre faveur (défaite 1:2 à la 93ème minute). Je ne pense pas que ce soit du à la préparation. La défaite au deuxième match contre la Colombie (1:2) nous a fait mal, on avait bien débuté en l’emportant contre le Japon (2:1). Et tout s’est joué dans les dernières minutes, la Grèce a été plus prompte que nous. On ne va pas réécrire l’histoire, mais cette expérience nous a servi, notamment lors de notre victoire lors de la dernière CAN.

 

Vous avez disputé deux Coupes du Monde. Dans la première, vous affronté le Brésil, dans la seconde, au Brésil. Quelle importance cela a-t-il pour un joueur surnommé “Gervinho” ?
J’ai joué contre le Brésil lors de la première Coupe du Monde en Afrique. C’était une belle rencontre que nous avons malheureusement perdue. A l’époque, cette rencontre était considérée comme un petit derby pour nous, car on nous appelait les Brésiliens d’Afrique. Ce sont des habitués de cette compétition majeure, ils n’ont pas cinq Coupes du Monde pour rien ! Et ça s’est vu sur le terrain. Mais malgré la défaite, ce fut une formidable expérience. Comme tous les matchs de cette Coupe du Monde d’ailleurs !

 

En 2006, vous aviez 19 ans et vous découvriez le football professionnel à Beveren. Comment avez-vous vécu la qualification historique de la Côte d’Ivoire pour sa première Coupe du Monde ?
Waou, c’était génial ! En plus, avec les conditions de qualification… Il fallait attendre le résultat du Cameroun. Ça a décomplexé notre équipe nationale. Ça a été fait une fois et par la suite, nous nous sommes toujours qualifiés pour les compétitions suivantes.  Ça a été aussi très bénéfique pour les jeunes comme moi. Les gens pouvaient situer la Côte d’Ivoire sur la carte du monde. Et surtout, ça a permis aux joueurs ivoiriens de mieux s’exporter. Depuis un grand contingent évolue en Europe, c’est aussi grâce à ça.

 

Cette génération d’Éléphants est-elle la meilleure de l’histoire de la sélection ?
Nous avons toujours eu une sélection forte. Dire quelle génération est la meilleure est difficile. Le fait de participer aux trois dernières compétitions nous a permis de nous montrer aux yeux de tous. Ça aide à rendre l’équipe plus populaire. Et Aujourd’hui, tous les joueurs évoluent dans des championnats médiatisés.

 

Quelles sont les chances de qualification pour une quatrième Coupe du Monde consécutive ?
Ce serait vraiment génial que la Côte d’Ivoire se qualifie une quatrième fois d’affiliée pour la phase finale d’une Coupe du Monde. Pour l’instant, nous sommes encore dans la course à la qualification. En Afrique plus qu’ailleurs, les places sont difficiles car il n’y a que cinq places pour les nations africaines. Mais nos chances sont réelles et on va se battre pour bien y figurer.

 

Quels objectifs vous êtes-vous fixé pour l’année 2016 avec Hebei China Fortune, et votre sélection ?
Avec mon club, l’objectif est de terminer dans les huit premiers pour cette année. Pour l’instant nous sommes deuxièmes derrière Guangzhou Evergrande donc c’est plutôt pas mal. Quant à l’équipe nationale, l’objectif est de se qualifier pour la prochaine Coupe d’Afrique au Gabon pour y défendre notre titre. Les matchs de qualification pour la Coupe du Monde en Russie sont aussi dans notre ligne de mire. Une nation comme la Côte d’Ivoire se doit de toujours participer aux phases finales de Coupe du Monde.

Onésime K  Web-News

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