11222019Headline:

Football: César Bancé à son grand frère Aristide « Tu étais dans tes voitures de 100 millions, moi j’avais faim, je traînais comme un fou… »

C’est l’une des illustrations de ces drames de famille qui se jouent très souvent dans le silence le plus absolu. Un frère plein aux as. Hélas, des frères relégués au second plan et qui ne bénéficient pas de cette grâce de la nature de par la réussite sociale de l’un des membres de la famille. Ce cas met en scène ici le footballeur international Burkinabé Aristide Banc et son jeune frère Louis César. Loin des médias et autres réseaux sociaux, longtemps, les deux ont entretenu des rapports conflictuels. A la suite d’une interview accordée à une chaine de télévision au Burkina Faso où il a eu à écorner son petit frère, le jeune écrivain n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, mettant à nu ce qui peut s’apparenter à un mal être qu’il aura longtemps dissimulé. Une sortie sur sa page Facebook avec cette photo en illustration où Louis César Bancé règle tout simplement ses comptes avec son grand frère.

Louis César Bancé à son grand frère Aristide Bancé : « Tu étais dans tes voitures de 100 millions, moi j’avais faim, traînais comme un fou… »

« Aristide Bancé a fait un passage à l’émission « Café » de la Radiodiffusion Télévision Burkinabé (RTB). Répondant aux questions du journaliste, il a parlé de moi : « Louis-César n’a pas la tête sur les épaules. J’ai beaucoup fait pour lui… ». Comme il a fait une sortie publique, télévisée, je vais juste lui donner un petit droit de réponse tout aussi publique. Le premier à m’avoir dénigré en public, c’est toi, Aristide ! Qu’est-ce que tu as fait pour moi pendant que je me promenais pour vendre les CD ? Tu as fait beaucoup pour moi. Tu m’as déjà donné 1 million de Fcfa pour financer un quelconque de mes projets ? Jamais. Et pourtant, tu as financé des soirées à Williamsville ( un quartier populaire d’Abidjan où la famille Bancé a vécu) et des matchs de gala à 5 millions de Fcfa en claquant ça comme si c’était du sable.

On s’est moqué de moi parce que je suis ton frère…

Tu oses aller raconter à la télévision que tu as fait beaucoup pour moi. Mais c’est toi qui n’a pas la tête sur les épaules en y allant avec ces mensonges. Le dénigrement, il faut le prendre aussi sous divers angles. Pendant des années, au quartier et partout, on s’est moqué de moi parce que je suis ton frère. Parce que pendant que tu étais dans tes voitures de 100 millions, moi j’avais faim, traînais comme un fou, dans un espoir illusoire d’avoir ton assistance. Je t’ai supplié de m’épauler, tu l’as fait ? Jamais ! Et tu vas dire à la télévision que j’ai parlé de toi en public. Mais il a fallu cela pour que les portes s’ouvrent à moi, car bon nombre de mes admirateurs ont compris la fausse façade que tu me faisais. N’est-ce pas toi qui m’as dit : « Je n’ai rien pour toi César, faut chercher pour toi ! ». Tu ne dis pas ça sur une chaîne de télévision, mais tu changes de langage en racontant que tu as fait beaucoup pour moi. Moi, je suis un griot, reconnaissant envers mes bienfaiteurs. Si tu avais fait véritablement quelque chose pour moi, tu allais le sentir par ma plume par la façon dont j’allais t’écrire des odes de reconnaissance jusqu’à saouler les oreilles des gens ! Tu dis avoir fait une salle de jeux pour moi, tu n’as pas honte de dire cela à la télévision sans préciser ce que ça t’a coûté ? Le seul problème avec toi, c’est que l’image du père Noël que tu donnes dehors nous as fermé des portes.

Les gens ont l’impression que tu es tellement gentil

Les gens ont l’impression que tu es tellement gentil que chez toi à la maison, tout le monde est plein aux as. Alors que c’est archi-faux ! J’ai causé avec Patrick Zoundi, demande-lui ce qu’il a fait pour ses frères, je te jure que tu vas baisser la tête, alors qu’il ne te vaut même pas en tant qu’athlète. Il y a quelqu’un que je n’ai jamais vu, mais qui vient de m’offrir une rutilante voiture là où toi tu as laissé toute ta famille dans des véhicules en commun même ton père. Ce bienfaiteur-là, il a fait mille fois plus de choses pour moi que toi le footballeur international. C’est clair qu’avec toi, je serais arrivé plus vite, et j’aurais été fier de dire au monde : « J’ai eu la chance d’avoir un frère footballeur qui m’a soutenu ». Mais tu m’as laissé dans la boue, et tu vois, je suis en train de toucher maintenant le soleil avec mon propre doigt. Non, je n’aurais pas marché sur ton aide. Je l’aurais accueilli avec plaisir ! De toute façon, je t’ai supplié, et tu m’as refoulé. N’empêche que si tu marques au prochain match, je serai plus heureux que tous mes pourfendeurs. Désolé les amis, il a parlé à la télévision, je me devais de lui répondre… »

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