12192018Headline:

La FIF entend discuter avec les acteurs des compétitions nationales, des modalités pratiques de celles-ci.

A cet effet, la Ligue professionnelle de football de Côte d’Ivoire convie à sa salle de réunion les clubs, les commissions permanentes et les entités qui lui sont rattachés dans le cadre de l’organisation des compétitions, à une série de rencontres, en prélude au démarrage des championnats de Ligue 1 et de Ligue 2, saison 2018-2019. Mardi 28 août à 10h00, elle échangera avec les clubs de la Ligue 1 à raison de deux représentants par club, dont le secrétaire général. Jeudi 13 septembre, ce sera avec les clubs de Ligue 2, selon la même procédure.

En prenant une telle initiative, la Fif prend au mot le groupement des clubs dissidents, dit GX. Tous les clubs sont invités, y compris ceux du GX. Alors que plusieurs de ses membres fourbissent leurs armes pour la reprise des compétitions au titre de la saison 2018-2019, le GX tente de contrôler cette reprise, en mettant en avant des conditions, s’étant rendu compte qu’il ne peut s’y opposer. Lors de sa toute dernière conférence de presse, il a rappelé sa volonté de participer aux challenges mis en jeu cette saison par la Fif, parce que, se défend-il, « la vocation de l’ensemble des associations sportives qui le (GX : Ndlr) composent est de participer aux compétitions nationales de football sous l’égide de la Fifa, de la Caf et de la Fif ».

Le GX a raison de confesser et de reconnaître l’autorité de la Fif sur les compétitions nationales. Entre aveux et retour à la raison, il laisse dissiper l’écran de fumée d’incohérence dans laquelle il a conduit sa fronde. Mais là où le GX semble avoir totalement retrouvé la raison, c’est lorsqu’il se dispose à des échanges avec la faîtière, même avec un long chapelet de « questions qui sont loin d’avoir trouvé des solutions » après avoir, toute la saison durant, choisi de ne pas discuter avec les dirigeants fédéraux, pris le parti de les ignorer. Ou s’être mis dans une posture de défiance, les traitant, de ce fait, avec condescendance en boycottant l’assemblée générale ordinaire ou encore en affirmant qu’ils sont dépourvus de toute légitimité.

Le GX ne pouvait pas être cohérent en posant des conditions à des gens qu’on traite d’illégitimes. Il revient finalement à la raison, or bon nombre de questions soulevées lors de sa conférence et contenues dans le communiqué auraient trouvé des débuts de réponse si le GX n’avait, pour toute réponse à l’invitation à l’assemblée générale ordinaire du 23 juin 2018, pas jugé nécessaire de se retrouver cloîtré entre les quatre murs d’un hôtel de la place. L’idée et la stratégie étaient de démontrer aux yeux de l’opinion sportive que les organisateurs de l’assemblée générale ordinaire et leurs partisans étaient minoritaires et ne pouvaient, de ce fait, parler et agir au nom et pour le compte du football ivoirien. Encellulés dans cet hôtel, les dissidents se sont laissé prendre à leur propre piège puisque le Comité exécutif fédéral dirigé par Augustin Sidy Diallo a obtenu la majorité des voix des membres de la Fif pour tenir le conclave et décider de la vie du football ivoirien. La guerre des nombres ayant vécu, le GX veut exister. Mieux, il veut finalement discuter avec la Fif des questions qu’il juge majeures pour le football ivoirien. Mieux vaut tard que jamais. Le coup d’État le plus long de l’histoire du football ivoirien peut bien s’accommoder d’un tel répit qui fait place à la discussion.

afrikmag.com

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