12102018Headline:

L’impact des rapports sexuels sur les performances des joueurs continue de faire débat

L’impact des rapports sexuels sur les performances des joueurs continue de faire débat
Avec le début effectif du Mondial 2018 en Russie, la question est d’actualité. Le sexe avant un match a-t-il des conséquences sur la performance des joueurs ?

Peu d’études scientifiques se sont intéressées à la question. Dans son livre « Sex Before Athletic Competition », Toomy Boone, lève un coin du voile. L’auteur explique qu’aucune raison physiologique n’expliquerait qu’un sportif se passe de relations sexuelles avant une compétition. Quant au risque de se fatiguer, le titulaire d’une chaire d’« exercice physiologique » à l’université St-Scholastica de Duluth (Minnesota aux Etats-Unis) nuance : faire l’amour équivaut à brûler 20 à 30 calories à peine. Un moyenne qui correspond, en termes de consommation d’énergie, à une partie de ping-pong ou à du jardinage livre, selon l’auteur. Qui souligne qu’au contraire, l’acte sexuel procurerait détente et relaxation à un sportif stressé avant le jour J. Même s’il est clair que faire l’amour n’aiderait pas non plus à accroitre les performances sportives.

Mais, de plus en plus, la tendance est à une ‘’démocratisation’’ des rapports sexuels chez les athlètes avant les compétitions de haut niveau. Lors des préparatifs du Mondial de 2014, le sélectionneur de l’équipe de foot du Brésil, Luiz Felipe Scolari, avait mis les pieds dans le plat. En annonçant publiquement qu’il serait attentif à la vie sexuelle de ses joueurs pendant la Coupe du monde. Le Brésil n’est pas une exception. Mais dans l’encadrement des équipes, selon que les joueurs réalisent des performances ou des contre-performances, la question refait souvent surface : faut-il ou non bannir, voire limiter, les ébats sexuels des joueurs de haut niveau avant un match ou une compétition sportive ?

Science et croyances. A en croire Toomy Boone, la persistance de la question malgré les résultats d’études sérieuses remonte à des croyances bien lointaines. Dès l’Antiquité, les Grecs soulignaient déjà que la frustration sexuelle crée plus d’agressivité et donc de combattivité. Les encadreurs grecs l’interdisaient donc à leurs champions avant une compétition. Le boxeur Muhammad Ali – comme bon nombre d’athlètes – avait lui aussi pour habitude de s’abstenir de toute relation sexuelle les semaines précédant ses grands combats. Cette croyance toujours entretenue par certains coachs sportifs se fonde autour d’une autre hypothèse : le taux de testostérone, hormone sexuelle masculine, diminuerait après la relation sexuelle. Ce qui entraine, de ce fait, de moins bonnes performances physiques.

Mais là aussi, il n’y a pas d’unanimité sur la question. En effet, une étude concluante menée en mai 2010 par Peter Gray, chercheur à l’Université du Nevada (Etats-Unis), montre que les hommes qui s’adonnent à des pratiques sexuelles voient plutôt leur taux de testostérone augmenter.

La réponse donc, selon Toomy Boone, demeure plus psychologique que physiologique. Ainsi, avant le Mondial de 2010, les joueurs de l’équipe d’Argentine étaient autorisés à avoir une relation sexuelle « avec une partenaire stable » par leur entraîneur. Seule certitude, à ce jour : la fatigue physique, la fête et l’alcool qui précèdent souvent ces relations sont les véritables ‘’tueurs’’ de performances. Il suffirait d’éviter ce cocktail pour être en pleine forme le moment venu.

Vous avez dit ‘’testostérone’’ ?

La testostérone est une hormone sécrétée en grande quantité par les testicules chez l’homme, et en moindre quantité par les ovaires chez la femme. Chez l’homme, elle est à l’origine du développement des caractères physiques masculins tels que le développement des organes génitaux, la pilosité ou encore la mue de la voix à l’adolescence. Au niveau sexuel, elle joue un rôle crucial dans la maturation des spermatozoïdes. Mais c’est aussi l’hormone de la libido par excellence, chez l’homme, et chez la femme, dans une moindre mesure.

La testostérone favorise également le développement osseux et musculaire et stimule la production de protéines. D’où l’attrait des sportifs de haut niveau à son égard. Parallèlement, la testostérone stimule la fabrication de cellules sanguines. Ce qui a pour conséquence de diminuer le temps de récupération après l’effort. La testostérone intervient également sur l’humeur et diminue la réaction au stress. Elle est associée à la compétition sociale et aux comportements de dominance. Avec la baisse de testostérone liée à l’âge, les hommes tendent donc à devenir plus passifs. Tandis que le manque entraîne la baisse de libido, voire l’impuissance sexuelle.

 

 

imatin.net

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