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Olivier Tébily (ex international ivoirien), cousin de Didier Drogba reconverti dans la fabrication d’alcool

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Après une carrière professionnelle peu ou prou réussie, Olivier Tébily range les crampons en 2008. Reconverti en homme d’affaires, celui qui avait nourri l’ambition de devenir avocat comme son géniteur vit « une deuxième vie après celle de footballeur international, avec beaucoup d’ambition, mais toujours avec discrétion». Il rêve aujourd’hui devenir le premier viticulteur noir à produire son propre cognac». Décryptage.

Comment êtes-vous devenu footballeur professionnel et où avez-vous vos premières armes dans le football?
J’ai débuté le football dans un petit club de quartier à Poitiers. A l’âge de 13 ans, j’ai demandé a intégré le centre de formation des Chamois Niortais ; j’étais grand, mais je n’avais pas l’âge requis pour entrer au centre de formation, puisque l’âge minimum était de 16 ans. Quand je voyais les aînés, cela me donnait envie d’être professionnel. Je me suis fixé cet objectif, mais sans pression. Comme j’insistais, le centre m’a autorisé à passer des tests de sélection pensant que j’allais échouer et attendre patiemment mon heure. Mais contre toute attente, j’ai réussi et gagné mon entrée comme stagiaire professionnel. Ma carrière de footballeur débute dans l’équipe de Niort en ligue 2 en 1993. En Janvier 1998, mon premier transfert à Châteauroux en ligue 1. Un an plus tard, ce sera le grand saut vers la consécration internationale, Sheffield United en Angleterre.

Qu’est ce qui vous a le plus marqué durant votre carrière professionnelle. Et quel est votre mauvais souvenir?

Mon premier derby en Angleterre, le Old Firm opposant le Celtic Glasgowset le Rangers Glasgows. Ma blessure au genou lors du match Birmingham contre Charlton Athletic

Cousin de Didier Drogba, vous avez aussi d’autres frères footballeurs. Peut-on à juste titre dire que votre famille est une famille de footballeurs?

Oui le football est une histoire de famille, mon frère aîné et moi-même avons eu un parcours commun à des époques différentes. Nous avons commencé l’un et l’autre au Chamois Niortais.

Avec vos 18 sélections en équipe nationale de Côte d’Ivoire, peut-on dire que vous n’avez pas eu autant de succès que votre frère Didier Drogba?

Le seul fait de participer à la CAN, c’est le rêve de tout gamin africain qui aime le football. Tout joueur rêve de participer à des matchs avec sa sélection. C’est une belle récompense dont je suis fier en tant qu’ivoirien.

Alors le capitaine des Éléphants a arrêté avec la sélection nationale. Comment appréciez-vous le retrait de Didier Drogba de la sélection ivoirienne en août dernier? Quel jugement portez-vous également de la nouvelle configuration de la sélection des Eléphants ?

Cette décision lui appartient. Après douze années de bons et loyaux services rendus à l’équipe nationale, capitaine emblématique il a apporté énormément à l’équipe nationale et à la Côte d’Ivoire. Pour ce qui de l’équipe nationale, je pense que c’est une jeune équipe avec beaucoup de potentiel mais qui connaît des hauts et des bas et une certaine irrégularité. Avec l’absence de trois joueurs majeurs un nouveau challenge est à relever pour la sélection.

Après avoir joué entre autres à Birmingham City (en Angleterre) et à Toronto FC (au Canada) en première ligue, vous décidez d’arrêter votre carrière en septembre 2008. Que comptez-vous faire maintenant?
A la fin de ma carrière de footballeur, je me suis établi à Cognac en Charente. J’ai alors déserté les terrains de football et troqué mon short de sportif pour la restauration et la viticulture. J’exploite en ce moment mes 9 hectares de vignes au cour de la Grande Champagne. C’est pour moi une renaissance, une deuxième vie après celle de footballeur international, avec beaucoup d’ambition. Mais toujours avec discrétion, être le premier viticulteur noir à produire son propre cognac.

Entretien réalisé par Fidès Symphorien

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