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Souleymane Diawara LIVRE UN TÉMOIGNAGE honteux sur son séjour en prison/photo

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L’incarcération à la prison des Baumettes à Marseille de Souleymane Diawara en avril dernier avait surpris et ému le monde du football. Remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire en juin, l’ancien défenseur de l’OGC Nice s’est livré en toute franchise pour le site “paris-normandie.fr” sur son séjour en prison. Non Stop People vous en dit plus.

Le 9 avril dernier, la vie de Souleymane Diawara a basculé.En effet, l’ancien défenseur de l’OGC Nice a d’abord été placé en garde à vue puis placé en détention à la prison des Baumettes à Marseille. Il a été reproché au joueur sénégalais d’avoir voulu se faire justice après une sombre affaire d’escroquerie concernant la vente d’un véhicule. Après presque trois mois derrière les barreaux, Souleymane Diawara a été libéré et placé sous contrôle judiciaire en juin dernier.

Et cette semaine pour le site “paris-normandie.fr”, le footballeur de 36 ans s’est livré sur son enfermement. “Je garde en mémoire un choc, car jamais je n’aurais imaginé me retrouver là. Du jour au lendemain, tu passes des terrains de foot à une pièce de 6 m2, alors tu prends un sacré coup. Mais après, on s’y fait, on se dit qu’il y a beaucoup plus grave dans la vie et on va de l’avant.”

Puis, il s’est livré sur son quotidien. “Déjà, je ne voyais pas grand monde, puisque la juge avait décidé de me mettre à l’isolement. Mais par la fenêtre de ma cellule, j’entendais que beaucoup de gens, lors des promenades dans la cour, essayaient d’entrer en contact avec moi. Là-bas, il n’y a que des Marseillais, donc ils étaient tous sympas avec moi.”

“J’AVAIS UN SENTIMENT DE HONTE”

En tout cas l’ancien marseillais veut tirer du positif de cette terrible expérience. “C’est une sacrée expérience en tout cas. La prison, ce n’est pas facile, c’est moche, mais pour le coup, tu te remets en question, pour de vrai. Dans le foot, lorsque tu dis ça, c’est souvent pour faire bien, pour dire que tu es conscient d’une certaine situation, mais il n’y a rien de sincère. Tu te voiles juste la face. Mais en prison, tu le fais réellement. Et ça te travaille. Parce que tu es là, coincé dans ta cellule, et tu ne peux plus faire marche arrière.”

Et le contact avec les autres détenus lui a fait prendre du recul sur sa situation. “Parfois, j’avais même un sentiment de honte à me retrouver face à certains détenus. Toi, tu fais la gueule, mais tu sais que ça ne va pas être long, alors que devant toi, tu as des mecs qui ont toujours le sourire mais qui en ont pris pour trente ans (…) Quand tu vis ça, tu n’as vraiment plus envie de te prendre pour un autre.”

Enfin, Souleymane Diawara a reconnu qu’il a également ouvert les yeux sur certains de ses proches. “Certaines personnes m’ont vraiment déçu. Je pensais qu’elles seraient là pour moi, mais une fois enfermé, plus rien. Ça m’a permis d’ouvrir les yeux. Je savais que je n’avais pas beaucoup de vrais amis – attention, j’en ai quand même – mais dans cette difficulté, j’ai pu les compter. J’ai donc fait un grand ménage dans mon carnet d’adresses.”

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