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Un jour de récupération en moins pour les Bleus avant la finale contre l’Argentine, ça change quoi ?

Les Bleus auront vingt-quatre heures de récupération en moins que les Argentins. Comme avant les finales du Mondial 2006 et de l’Euro 2016, qui s’étaient terminées sur une défaite.
François Verdenet, à Doha (QAT)
mis à jour le 16 décembre 2022 à 07h10

Dans la course contre la montre vers la finale, les Argentins ont, au moins, déjà vingt-quatre heures d’avance. Le tableau de cette Coupe du monde leur a donné plus qu’un coup de pouce avec la première demi-finale, face à la Croatie, dès mardi soir à Lusail (3-0). L’équipe de France a battu le Maroc, un jour plus tard, à Al-Bayt (2-0). Après plus de trois semaines de compétition depuis le premier match le 22 novembre face à l’Australie pour les Bleus (4-1) et l’Arabie saoudite pour les Argentins (1-2), ce jour supplémentaire peut peser pour les organismes.

Physiquement, ça tire de partout avant la finale
Mais c’est la loi du genre dans les tournois finaux au moment de convoquer le dernier carré. Et ce n’est pas forcément un bon signe pour les Bleus. En 2006, après la demi-finale victorieuse face au Portugal (1-0), les coéquipiers de Zidane étaient déjà dans le même cas de figure par rapport à l’Italie qui avait battu, la veille, l’Allemagne (2-0 a.p.). Les Bleus s’étaient inclinés à Berlin le 9 juillet (1-1, 3-5 aux t.a.b.). Ce cas de figure s’était reproduit lors de l’Euro 2016. Après avoir battu l’Allemagne à Marseille (2-0), les joueurs de Deschamps avaient eu un jour de moins que les Portugais, vainqueurs du pays de Galles en demi-finales (2-0).

« Le caleendrier est prévu comme ça. On ne peut rien y faire. Nous allons tenter avec le staff médical d’optimiser chaque heure, chaque minute. »

« En termes de récupération, entre quatre et cinq jours, ça ne change pas grand-chose, disait alors “DD”. Mais là, trois et quatre jours, ce n’est pas pareil ! Nous avons dû parfois attendre sept jours avant de jouer et c’était trop long. Mais le calendrier est prévu comme ça. On ne peut rien y faire. Nous allons tenter avec le staff médical d’optimiser chaque heure, chaque minute. » Les Bleus s’étaient finalement inclinés face aux partenaires de Cristiano Ronaldo au Stade de France (0-1 a.p.).

Un handicap qui pèsera en cas de prolongation
Ce jour en moins pèse forcément dans les jambes surtout s’il y a une prolongation en finale comme en 2016. Le mot d’ordre est alors la récupération. Il y a aussi vingt-quatre heures en moins pour travailler tactiquement sur l’adversaire que ce soit sur le terrain ou en vidéo avec les joueurs. Ce travail invisible a toute son importance. En 2018, les Bleus s’étaient mis dans le bon sens à ce niveau avec ce coup de pouce du calendrier. En plus d’avoir tiré de l’expérience avec la gestion de la finale perdue deux ans avant, les futurs champions du monde avaient eu ce jour en plus par rapport aux Croates.

Il avait été essentiel, d’autant plus que les partenaires de Modric avaient disputé trois prolongations (plus deux séances de tirs au but) contre le Danemark, la Russie et l’Angleterre pour pouvoir aller affronter les Bleus à Moscou (2-4). Les Croates étaient arrivés avec cinquante-deux minutes de temps de jeu supplémentaires en moyenne et quasiment sept kilomètres de plus que les Bleus (55,4 contre 48,5) dans les jambes sur la durée de la compétition. Entre le physique, la gestion des émotions et surtout la récupération, ce jour en plus est un véritable bonus.

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