08172017Headline:

Voici quelques nouvelles règles d’arbitrage bizarres qui s’appliquent à l’Euro

arbitrage euro

Depuis le 1er juin, plusieurs modifications importantes ont été apportées aux lois du jeu et sont appliquées pour l’Euro. Voici quelques règles surprenantes, aussi absurdes qu’instructives.

1. Le foot ne se joue pas forcément à 22…

Et pas forcément avec des humains

Ce que dit le texte : «Si quelque chose/quelqu’un (autre qu’un joueur) touche le ballon alors qu’il entre dans le but, l’arbitre peut accorder le but si le fait que le ballon ait été touché n’a aucune influence sur les défenseurs.»

«Si un but est marqué alors qu’une personne supplémentaire se trouvait sur le terrain et que l’arbitre a fait reprendre le jeu, le but est validé et le match continue.»
La loi numéro trois, consacrée aux joueurs, veut se prémunir contre toutes les éventualités. Le fait que «quelque chose» soit sur la pelouse n’empêche pas la partie de se dérouler et encore moins qu’un but soit inscrit. La définition de ce «quelque chose»n’existe pas, place à votre imagination.

2. Un tacle assassin ne vaut toujours pas un carton rouge

Ce que dit le texte : «Si plusieurs fautes se produisent en même temps, la faute la plus grave est sanctionnée.»
Si Zinedine Zidane avait attendu dix ans pour infliger son coup de boule, peut-être qu’il serait passé entre les mailles du filet. Une condition tout de même: que Materazzi commette une faute «plus grave» que Zizou. Comme un air de cour de récréation.

3. Même pas échauffé, déjà expulsé

Ce que dit le texte : «L’arbitre peut exclure un joueur avant un match, à compter du moment où il inspecte le terrain.»
Cette règle fait forcément penser au bus de Knysna en 2010. Que se serait-il passé si l’arbitre avait été dépêché pour exiger que les frondeurs français posent pied au sol ? Un avertissement verbal, un carton jaune, une exclusion? En tout cas, Domenech n’aurait sans doute pas dit non à un peu d’aide.

4.Marquer contre son camp sur six mètres ou sur corner n’engage à rien, promis

Ce que dit le texte : «Un coup de pied de but frappé directement dans ses propres buts donne lieu à un corner pour les adversaires.»
«Un but peut être marqué directement sur corner, mais uniquement contre son adversaire. Si le ballon pénètre directement dans le but de l’exécutant, un corner sera accordé à l’adversaire.»
Certainement la règle plus absurde de ce millésime. Lors d’un coup de pied de but – le nom juridique alloué à un renvoi aux six mètres – tirer dans sa propre cage ne coûte qu’un corner. Les filets auront tremblé, mais le ballon, lui, sera envoyé au poteau de corner. Les instances arbitrales ont tenu à formaliser cette règle pour les «cas de vents forts»…

5. S’engager en reculant

Ce que dit le texte : «Le ballon peut être botté dans n’importe quelle direction au coup d’envoi.»
Auparavant, il fallait absolument botter vers l’avant au moment d’engager la première ou la seconde mi-temps. Ce qui valait parfois à certains de réengager à plusieurs reprises, réprimandés par les sifflets de l’arbitre. Aujourd’hui, chacun fait ce qu’il lui plaît. Voilà qui donnera certainement des idées aux équipes les plus défensives.

6. Obligation de rester sur la pelouse pour les tirs aux buts

Ce que dit le texte :  «Les deux équipes doivent disposer du même nombre de joueurs avant et pendant les tirs au but.»
Celui qui a déjà connu la «fatidique séance de tirs aux buts» –comme le dit l’expression consacrée– sait à quel point on préfèrerait parfois s’en passer. La Coupe du Monde 2014 restera par exemple marquée par les pleurs de Thiago Silva, seul sur la pelouse, avant une séance face au Chili en huitièmes de finale. Maintenant, impossible de se dérober.

7. L’éloge de la caresse

Bon à savoir pour Suarez
Ce que dit le texte : «Frapper quelqu’un à la tête ou au visage alors qu’il ne dispute pas le ballon donne lieu à un carton rouge, à moins que la force utilisée n’ait été négligeable.»
Une nouvelle fois la force des mots arbitraux. Rentrer en contact avec la tête ou le visage d’un adversaire n’est pas répréhensible tant que cela est réalisé de façon «négligeable». Une certaine idée du toucher. Reste maintenant à savoir si Suarez, le serial mordeur, aura révisé ses classiques d’ici l’an prochain.

Cyril SIMON

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