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Côte d’Ivoire/La Startup Airshop Veut Vous Faire Gagner de L’argent Grace Au Duty Free/comment?…

start up

Quartier de Cocody à Abidjan. C’est dans un agréable concept store que Francis Yapobi nous en dit un peu plus sur sa start-up, Airshop,  qu’il co-fonde avec Henri Niamien. De retour dans son pays natal, après plusieurs années d’études en France, Francis et Henri se donnent encore un peu de temps avant d’immatriculer leur startup, AirShop (getairshop.com), dans la capitale économique ivoirienne. L’objectif ? Le lancement de la version bêta courant septembre.

 

#SexyDutyFree ? Où comment acquérir des objets derniers cris aux meilleurs prix

Qui n’a pas rêvé de s’acheter le dernier MacBook Pro Air à moins 20% ? Pourtant, peu finalement achètent ces produits high-tech dans les zones duty free des aéroports. D’après Francis, seuls les cosmétiques, alcools et tabac font l’objet de l’attention des consommateurs du « travel retail ». L’électronique, bien plus onéreux, est boudé. Le Pitch d’Airshop ? Permettre à chacun de réserver son bien duty free en ligne, depuis chez soi, que l’on récupérera à l’aéroport. Averti par une alerte de l’application synchronisée au compte facebook, on pourra également profiter du voyage d’un de ses proches pour acquérir le tout dernier Iphone, au meilleur prix bien sûr.

 

Du côté des marques présentes dans les zones aéroportuaires, l’objectif est de les aider à écouler leurs stocks grâce au catalogue en ligne accessible depuis le monde entier. Surtout, cela leur permettra de vendre certains produits rares, et cela même dans un aéroport. En effet, le duty free est un marché à très fort potentiel. Le duty free représentera un marché de 100 milliards de dollars annuel en 2020. Airshop souhaite ainsi convertir 0.5% des passagers mondiaux.

 

#Airshop, une startup en plein envol

L’idée émerge lorsque Francis se rend compte qu’il ne peut acquérir un ordinateur neuf dans un duty free car l’aéroport n’en stocke plus. En Master Spécialisé à l’EM Lyon, ce dernier bénéficie des conseils prodigués par l’incubateur de l’EM Lyon. Heureux gagnants du Startup Weekend de Lyon en avril 2014, Francis et Henri n’hésitent pas à se lancer dans l’aventure  dès l’été 2014 dans leur projet. D’autres récompenses suivent. En mai 2015, Airshop se qualifie pour représenter la Côte d’Ivoire en Février 2015 à la compétition suisse Seedstars.

 

Les deux fondateurs ne tardent pas à s’entourer de deux autres collaborateurs, Julie, Responsable des Opérations et Georges, responsable marketing et des relations commerciales. Aujourd’hui, chacun travaille de son côté, Francis à Abidjan, Henri et Georges à Paris et Julie depuis Londres. Selon Francis, cette distance a du bon parce qu’elle permet à chacun de s’organiser pour les call, et de garder une trace écrite des échanges par mail.  Leur collaboration est fructueuse puisque la start-up possèderait aujourd’hui quelques partenaires prestigieux : Air France et l’aéroport d’Abidjan. Airshop, une start-up cosmopolite, qui doit aujourd’hui choisir sa nationalité.

 

Entreprendre en Côte d’Ivoire : challenges & opportunités. Parole de startupeurs

Henri et Francis sont tous deux ivoiriens. D’ailleurs Francis m’explique qu’il a toujours passé au moins six mois par an en Côte d’Ivoire. « Je suis obligé de retourner ici ». La question se pose ainsi d’établir Airshop dans sa terre natale. La Côte d’Ivoire concentre encore peu de start-ups comparé à l’écosystème parisien. Cela leur permettrait de bénéficier d’une place assez importante sur le devant de la scène entrepreneuriale en Afrique de l’Ouest. Surtout, en s’installant à Grand Bassam,  Airshop pourrait profiter des avantages fiscaux et juridiques de la zone franche de VITIB (Village des Technologies de l’Information et de la Biotechnologie). Cette zone confère ainsi aux entreprises agrées  un régime spécial : 0% de droit de douane, d’impôts, et  de Taxes (TVA) pendant les cinq premières années et aucune limite sur les investissements étrangers et locaux. Autre détail et pas des moindres, les infrastructures du site sont interconnectées par fibre optique et WIFI avec un accès à internet. L’ambition de ce site ? Devenir la vitrine technologique de l’Afrique de l’Ouest.

Malgré ces avantages non négligeables, Francis et Henri hésitent encore. L’Afrique de l’Ouest manque encore de partenaires financiers et commerciaux pour soutenir des start-ups. D’après Francis, l’Afrique regorge d’un marché extrêmement fertile, la difficulté est ainsi concentrée dans la phase de lancement de la start-up. Trop d’entreprises étrangères recherchent à investir seulement dans des start-ups à impact social et environnemental. « A côté, nous on passe pour des requins alors qu’on veut juste faire du business ! ». En attendant, Francis et Henri se préparent à intervenir à l’incubateur d’HEC en septembre et à lancer leur version beta en septembre. On leur souhaite bon vol !

 

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