09302022Headline:

L’Afrique subsaharienne adopte la 5G plus rapidement que ce que prédisaient les experts

La transformation numérique quelque peu négligée en Afrique par le passé s’est révélée nécessaire pour la croissance socio-économique depuis 2020. De nombreux pays prennent déjà les mesures qui s’imposent et l’ultra haut débit fleurit plus rapidement que prévu à travers le continent.

En Afrique subsaharienne, l’adoption de la 5G a rapidement progressé depuis 2018. Les données recensées par Agence Ecofin indiquent qu’au 15 septembre 2022 douze opérateurs télécoms dans dix marchés commercialisent déjà des services mobiles adossés à la technologie à ultra haut débit. Des données contredisent de plus en plus les prévisions d’adoption timide de la 5G par l’Afrique subsaharienne, évoquées par plusieurs équipementiers et cabinets spécialisés.

Les opérateurs télécoms qui ont déjà lancé la 5G en Afrique 

L’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) estimait en 2021 que le volume de connexions 5G atteindrait 35 millions d’ici 2025. Soit 3% du nombre total des connexions mobiles de la région où sept opérateurs télécoms dans cinq marchés commercialisaient déjà leurs services ultra haut débit. En janvier 2022, elle a revu ses estimations à 38 millions de connexion 5G dans son rapport The Mobile Economy 2022. Soit 4% du nombre total des connexions mobiles d’Afrique subsaharienne.

Mais la 5G séduit de plus en plus. Aux douze opérateurs télécoms qui commercialisent déjà l’ultra haut débit, il est fort probable que de nouveaux s’ajoutent d’ici la fin de l’année. A l’Ile Maurice, par exemple, Emtel Ltd et Mahanagar Telephone Mauritius Ltd (MTML) qui ont également obtenu une licence 5G en juin 2021 n’ont pas encore lancé le service. Idem pour Mafab au Nigeria.

Plusieurs nouveaux opérateurs télécoms devraient se lancer sur le segment de la 5G dans onze autres marchés où la technologie a déjà été testée au cours des quatre dernières années. C’est le cas en Côte d’Ivoire où Orange et MTN ont fait leur preuve.Au Mali c’était Orange, à Madagascar ce fut le cas de Telma.

Si une chose est certaine, et qui ne devrait pas s’éloigner des prévisions des observateurs du marché télécoms mondial, c’est l’augmentation du trafic data mobile suscité par la demande croissante en connectivité. Ericsson affirme dans son Mobility Report de juin 2022 que le trafic de données moyen par smartphone devrait passer de 2,9 Gigaoctets par mois pour atteindre 11 Gigaoctets d’ici 2027.

Bien que le prix d’un smartphone compatible 5G soit encore assez élevé et puisse susciter des doutes sur l’appropriation de l’ultra haut débit mobile en Afrique subsaharienne, International Data Corporation (IDC) semble plutôt optimiste. George Mbuthia, analyste de recherche senior auprès de la firme américaine, explique que « la lenteur du développement des infrastructures de réseau 5G à travers l’Afrique n’a pas ralenti l’adoption puisque les appareils 5G peuvent également être utilisés sur les réseaux 4G, plus facilement disponibles ».

IDC indique qu’en Afrique subsaharienne, au second trimestre 2022, « les expéditions d’appareils 5G ont augmenté de 26,9 % en glissement trimestriel au deuxième trimestre 2022 et leur part du marché global augmente à mesure que les grandes marques lancent davantage d’appareils 5G phares sur le marché ».

Les appareils 4G ont représenté 73,9 % des expéditions globales de smartphones en Afrique au deuxième trimestre 2022, la 3G et la 5G représentant des parts de 18,5 % et 7,6 %, respectivement, selon IDC.

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