03292017Headline:

Lutte contre le terrorisme: Ce que fera Hamed Bakayoko partout dans en Cote-d’Ivoire

hamed

Lutte contre le terrorisme: des caméras de surveillance seront installées presque partout dans le pays

A la suite de la conférence de presse conjointe du ministre d’Etat Hamed Bakayoko et du procureur de la République tenue hier mardi 22 mars 2016 et au cours de laquelle la photo du suspect N°1 de l’attentat de Grand-Bassam a été révélée au grand public, nous republions la contribution ci-dessous qui montre l’importance de la vidéosurveillance dans les lieux publics.

À l’heure du déjeuner à 12h30 le dimanche 13 Mars 2016, la ville de Grand Bassam, banlieue située à une trentaine de minutes d’Abidjan et ex capitale de la Côte d’Ivoire, a été victime d’un attentat terroriste.

Reconnue pour la qualité de son bord de mer, de ses hôtels, restaurants et maquis, la zone touristique est prisée le dimanche au bord de la mer.

Morts ou pas, blessés ou pas, victimes collatérales ou pas, djihadistes introuvables ou pas, la piste terroriste à été privilégiée malgré la prudence qui s’imposait au départ , en raison des incertitudes, des flous, des témoignages contradictoires , de la confusion, avant la communication des autorités ivoiriennes sur la fusillade terroriste.

D’après la déclaration du Gouvernement ivoirien, six (6) terroristes ont été neutralisés, il y’a eu 16 morts (14 civils et 2 militaires).

Après le campus de Garissa (Kenya), la plage de Souss (Tunisie), le marché à Ndjamena (Tchad), la mosquée à Maidiguri ( Nigéria ) , la terrasse et l’hôtel Radisson Blue à Bamako ( Mali), le Capucino et l’hôtel Splendid à Ouagadougou (Burkina Faso), la cellule dormante / le sanctuaire terroriste garde le cap et tente de prendre la main par attaque surprise en Afrique de l’Ouest :

1. sur la plage de Grand Bassam très fréquentée par les expatriés, les touristes, les visiteurs ivoiriens et non ivoiriens;
2. par l’attaque de trois hôtels dans la zone touristique;
3. après la clôture de la neuvième édition du Marché des Arts et du Spectacle Africain (MASA) à Abidjan le samedi 12 Mars 2016;
4. après l’attaque djihadiste au Mali près de la frontière ivoirienne en 2015;
5. après les frappes terroristes de déstabilisation au Mali et au Burkina, deux pays qui partagent la proximité géographique avec la Côte d’ivoire;

Dans son registre, son style et sa méthode, l’attaque de Grand Bassam montre que les terroristes cherchent à :

1. être devant la caméra non derrière, à travers un bilan très lourd de morts dans un pays fréquentable diplomatiquement, robuste économiquement et rentable financièrement en Afrique de l’Ouest;
2. imposer l’allégeance à l’Islam intégriste en Afrique de l’Ouest;
3. faire parler d’eux en tuant les européens, dans un pays premier partenaire économique de la France;
4. avoir un nom, une signature, une marque de fabrique, un statut en Côte d’Ivoire, locomotive de la croissance économique dans l’espace UEMOA, centre artistique, culturel et sportif de l’Afrique de l’Ouest, pays épargné par le terrorisme à ce jour;
5. imposer l’assignation à résidence et l’isolement à la Côte d’Ivoire ayant un taux de croissance économique annuel moyen de 9% de 2012 à 2015, au plan économique, financier, commercial, de la fréquentation, de l’intégration aux communautés économiques régionales et à l’économie mondiale, en inoculant la peur dans la tête de la population, de l’investisseur, du visiteur, du partenaire technique et financier au développement;

Les terroristes n’ont pas frappé à Abidjan dans un hôtel parce qu’ils n’ont pas trouvé la faille et ont su qu’ils y étaient attendus par riposte fulgurante et par verrouillage imprenable.

Là où il y’a du monde sur la plage, où les forces de sécurité se fraient difficilement un chemin à travers la masse dense / la foule compacte, les embouteillages de véhicules, constitue le maillon faible autour duquel l’innovation djihadiste dans la dextérité terroriste s’articule pour gêner l’action des forces de l’ordre, porter le coup mortuaire et macabre aux victimes innocentes et se fondre dans la nature.
Nul doute les terroristes ont une longueur d’avance dans la provocation, la fréquence et l’attaque surprise en Afrique de l’Ouest.

Pour juguler l’attaque surprise, il faut nécessairement :
1. les moyens financiers, humains, matériels, logistique à la hauteur de l’enjeu de l’éradication de la guerre asymétrique inscrits au budget d’Etat des pays de l’Afrique de l’Ouest ,
2. la détection de la menace et de la présence terroriste par la vidéo surveillance et la surveillance de la téléphonie mobile ;
3. la priorité à la sécurité électronique à travers l’installation de caméras de surveillance dans les rues, avenues, boulevards, hôtels, restaurants, lieux sportifs et de loisirs etc
4. l’acquisition d’hélicoptères et de drones pour gagner en temps d’intervention le combat par les airs contre le terrorisme.
5. la dotation en nouvelles méthodes sécuritaires, en renforcement des capacités, en matériels et technologies sophistiquées avec l’appui, le soutien de la communauté internationale, des partenaires bilatéraux et multilatéraux au développement.
Source
L’Intelligent d’Abidjan

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