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La formation des talents du digital en Afrique : Où en sommes-nous à l’aube de 2023 ?

Saviez-vous que plus de 450 millions de personnes âgées de 15 à 35 ans vivent sur le continent africain ? Et saviez-vous aussi que près de 10 à 20 millions de ces jeunes entrent sur le marché du travail chaque année ?

Oui ! Au fil du temps ces chiffres ne font que croître de manière exponentielle et représentent aujourd’hui l’un des plus grands défis pour les gouvernements africains.

Ces chiffres cependant ne représentent pas seulement un challenge car ils constituent aussi un atout, un puits incommensurable de talents pour le continent. Parallèlement l’on a pu constater une croissance exponentielle de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication sur le continent.

M. Etienne Liu, Président de Huawei Afrique de l’Ouest disait dans une interview que « les Technologies de l’information et de la communication constituent des réponses rapides et efficaces aux défis du Burkina Faso », voire de l’Afrique.

Nombreuses sont donc les organisations et multinationales, notamment Huawei, qui se sont engagées auprès des gouvernements africains pour implémenter des programmes de formation et développement de ces talents du digital en Afrique, et ce, depuis plus d’une décennie.Mais à l’aube de 2023, où en sommes-nous avec la formation des talents du digital en Afrique ?

Faisons donc un état des lieux.

C’est désormais une évidence : l’Afrique est considérée comme une réserve de jeunes talents prometteurs du digital et la digitalisation du continent apparaît comme l’une des meilleures solutions pour faire face aux questions de développement, d’emploi et d’économie.

Check Oumar Sylla, Directeur régional de l’International Financial Cooperation (IFC) pour l’Afrique du Nord a dit : « Il faut former la jeunesse car le secteur peut créer 230 millions d’emplois potentiels d’ici 2030. L’Afrique compte près de 700 000 développeurs, c’est bien, mais il y a encore du chemin à faire, surtout quand on regarde ce qui se fait notamment en Amérique centrale ».

La contribution d’internet au PIB du continent qui était de 18 milliards de dollars américains en 2013, se voit estimée à environ 300 milliards pour 2025. Les marchés des télécommunications pesaient déjà près de 234 milliards en 2020 et ceux du e-learning 530 milliards de dollars américains en 2017. D’un point de vue global, ces chiffres représentent d’immenses progrès.

Les gouvernements et les organisations privées ont engagés depuis 2007 des collaborations et des réformes pour offrir un meilleur accès à la formation et l’intégration professionnelle des talents du digital. Des concours, des bourses, des financements, des formations certifiantes et gratuites, ainsi que des projets étatiques tels que Sénégal Numérique 2025, Digital Egypt, La Côte d’Ivoire Numérique 2025, sont accessibles à tous chaque année pour s’assurer de continuer dans la bonne marche du développement des compétences TIC. Notons que les programmes d’enseignement à tous les niveaux se sont vus révisés graduellement pour s’accommoder et promouvoir la formation digitale en Afrique.

Toutes ces initiatives constituent une volonté manifeste des dirigeants du continent d’offrir le meilleur aux jeunes talents africains.

Bien que la digitalisation fasse tant bien que mal partie intégrante des plans de développement, le plus grand challenge dans la formation des talents du digital, se situe après la formation : la réalité du marché de l’emploi. Les jeunes talents les mieux formés ont tendance à quitter le continent à la recherche de meilleures conditions de travail. Les experts du domaine et les chasseurs de tête estiment que ces jeunes sont à la recherche de flexibilité, de liberté, de télétravail et bien sûr d’une meilleure rémunération. Cette fuite des cerveaux pourrait, à moyen et long terme, être préjudiciable au continent africain.

Pour y pallier, Huawei, au Burkina Faso par exemple, a pour philosophie d’investir dans la formation d’ingénieurs locaux. Le géant chinois des TIC fait encore bien plus que cela. En effet, étant reconnu comme un grand artisan de la formation des talents du digital en Afrique, Huawei est à l’origine de plusieurs programmes à l’attention de la jeunesse africaine tels que Huawei ICT Competition, Huawei ICT Academy, Seeds For the Future (Graines de l’Avenir).

Par exemple, Huawei ICT Competition, qui est une plateforme qui met en lumière les jeunes talents du milieu des TIC, a vu le jour en 2015 et a attiré en 2020 plus de 150 000 candidats de 80 pays différents. Parallèlement, la Huawei ICT Academy a pour but de promouvoir la collaboration entre les universités et les entreprises afin de former des talents en matière de TIC. Son bilan en juin 2022 fait état de plus de 2000 collèges et universités associés, plus de 8000 enseignants et plus de 150 000 élèves actifs.

Aussi, le programme Seeds For the Future (Graines de l’Avenir), qui a pour but d’inspirer la prochaine génération de leaders par l’innovation technologique et les échanges interculturels, a vu le jour en 2008. Ce programme existe à ce jour dans 137 pays et régions du monde et a vu la participation de plus de 12 000 élèves.

Huawei démontre au fil du temps à travers ses programmes, sa ferme volonté d’être un partenaire stratégique et impactant en termes de formation des talents du digital en Afrique.

Les statistiques mondiales indiquent que bientôt, près de 90% des emplois nécessiteront des compétences digitales. L’Afrique tient déjà entre ses mains les bonnes cartes pour être prête et en bénéficier.

Comme nous pouvons le constater, une amélioration continue au niveau de la formation des talents du digital en Afrique est primordiale mais le plus dur est déjà fait.

Comme le disait Etienne Liu, « il nous faut créer aujourd’hui les conditions de succès de demain ». Ce que le continent s’emploie à accomplir avec des partenaires stratégiques tels que Huawei.

Nous gardons donc les yeux rivés sur l’horizon digital, car il est extrêmement prometteur.

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