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S’unir contre le changement climatique : L’INADES montre l’exemple

Le 23 mai 2025 à Yamoussoukro, INADES-Formation a initiée une rencontre pour partager les résultats du projet ABCD sur les bonnes pratiques face aux effets du changement climatique. La séance de travail a réuni de nombreux acteurs du monde rural notamment des producteurs agricoles, agents des Eaux et Forêts, représentants de la mairie, du ministère de l’Agriculture, mais aussi des membres d’organisations de la société civile.

Ces échanges se sont tenus à la fin de la première phase du projet intitulé « Étude-capitalisation des bonnes pratiques face aux défis du changement climatique et gouvernance locale en Afrique subsaharienne », menée entre 2018 et 2020. Ce projet, soutenu par le partenaire ABCD, a permis de recenser et documenter 50 expériences locales dans 11 pays africains. Ces expériences, portées par une diversité d’acteurs, services publics, organisations paysannes, ONG offrent un large panel de solutions concrètes et adaptées aux réalités locales.

Valoriser les bonnes pratiques venues du terrain
L’un des temps forts de la rencontre fut la présentation officielle des supports écrits et audiovisuels issus de ce travail de capitalisation. Ces documents recensent les initiatives efficaces déployées sur le continent pour répondre aux enjeux environnementaux. En diffusant largement ces outils, INADES-Formation espère toucher un large public et favoriser la réappropriation de ces expériences à l’échelle locale et nationale.

« Le changement climatique est réel, et il nous oblige à changer nos comportements. Il nous impose de vivre différemment, d’adapter nos pratiques agricoles, nos habitudes quotidiennes, notre manière de consommer et de produire. »
La seconde phase du projet, qui s’est déroulée entre 2022 et 2024, visait à accompagner la mise à l’échelle de ces pratiques. Baptisé « Projet d’accompagnement de la mise à l’échelle des expériences développées par les communautés et des dynamiques de suivi citoyen des politiques publiques en réponse au changement climatique », il ambitionne d’encourager les communautés locales à devenir actrices de leur résilience.

Le changement climatique, une affaire de comportement
Lors de la conférence, Asséman Asséman Parfait, Chargé de Programme à INADES-Côte d’Ivoire, a soutenu que « le changement climatique est réel, et il nous oblige à changer nos comportements ». Selon lui, il ne s’agit pas seulement de parler de climat, mais de vivre différemment, d’adapter nos pratiques agricoles, nos habitudes quotidiennes, notre manière de consommer et de produire.

Il a également souligné la richesse des échanges entre les participants, qui ont partagé leurs propres expériences sur le terrain. Certaines pratiques locales parfois simples, mais efficaces peuvent être des sources d’inspiration pour d’autres producteurs, dans d’autres régions. D’autres conférences sont prévues. L’idée est d’identifier des coopératives et des producteurs intéressés, puis de les accompagner pour qu’ils deviennent des exemples à suivre dans leurs régions respectives.

Ces pionniers pourront ensuite servir de modèles aux autres, dans un esprit de transmission et de solidarité. Il s’agit aussi de renforcer le rôle des citoyens dans le suivi des politiques publiques sur le climat. Car pour faire face à un phénomène aussi global que le changement climatique, chacun doit pouvoir s’impliquer à son niveau.

 

 

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