06092026Headline:

À croissance accélérée et soutenue : Comment le Royaume Chérifien jubile (Bretton Woods)

D’après la mise à jour des Perspectives économiques mondiales, le royaume devrait enregistrer un taux de croissance de 3,6 % en 2025, suivi de 3,5 % en 2026. Ces nouvelles estimations représentent une correction à la baisse de 0,3 point pour 2025 et de 0,1 point pour 2026 par rapport aux projections publiées en janvier dernier.

L’institution de Bretton Woods table cependant sur un léger redressement à 3,6 % en 2027, sans changement par rapport aux prévisions antérieures. Le dernier rapport du Groupe de la Banque mondiale, publié ce mardi 10 juin, propose un nouvel aperçu de l’évolution attendue de l’économie mondiale. Le Maroc y apparaît avec des prévisions légèrement revues à la baisse, malgré un contexte régional qui montre quelques signes d’amélioration à moyen terme.

Des dynamiques internes à consolider
Les perspectives régionales du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), auxquelles le Maroc est rattaché dans les rapports de l’institution, présentent un tableau contrasté. Après une année 2024 annoncée avec un modeste taux de croissance de 1,9 %, la Banque mondiale prévoit une reprise graduelle en 2025, avec un taux de 2,7 %, puis une accélération à 3,7 % en 2026. En 2027, le rythme de croissance devrait atteindre 4,1 %.

Sur ces chiffres, la Banque mondiale reste prudente, tout en reconnaissant que l’activité économique du pays devrait continuer à se stabiliser, portée notamment par des investissements publics ciblés, la modernisation des infrastructures et une politique de réforme progressive. Mais là encore, la prudence domine. Par rapport aux estimations de janvier, les prévisions ont été ajustées à la baisse de 0,7 point pour 2025 et de 0,4 point pour 2026.
L’institution met en avant plusieurs facteurs explicatifs, parmi lesquels l’augmentation des restrictions commerciales, les tensions géopolitiques et les aléas climatiques qui affectent les performances agricoles dans plusieurs pays de la région. Dans ce contexte, les économies les plus diversifiées, à l’image du Maroc, semblent mieux armées pour faire face aux incertitudes. La Banque mondiale souhaite des réformes structurelles, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’emploi des jeunes, et de la compétitivité des PME.

Une croissance modérée à soutenir
L’année 2025 devrait ainsi servir de transition, avec une croissance modérée qui permettra d’asseoir les bases d’une reprise plus soutenue à moyen terme. À ce titre, plusieurs chantiers engagés par le gouvernement notamment en matière de décentralisation, de développement des énergies renouvelables ou encore d’élargissement de la protection sociale pourraient porter leurs fruits au cours des prochaines années.

La Banque mondiale note cependant que cette reprise dépendra aussi de la conjoncture extérieure, notamment de l’évolution des cours des matières premières, des politiques monétaires dans les grandes économies et de la stabilité des chaînes d’approvisionnement.

Dans son rapport, l’institution ne formule pas de recommandations spécifiques pour le Maroc, mais rappelle que la résilience économique du royaume demeure tributaire d’une gouvernance proactive, de la gestion rigoureuse des finances publiques et d’une capacité à attirer des investissements dans les secteurs à forte valeur ajoutée. Les projections de la Banque mondiale placent le Maroc dans une position de relative stabilité.

 

 

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