10262021Headline:

Côte d’Ivoire : à quatre ans des élections présidentielles l’UE prend déjà position et pose les conditions

La Côte d’Ivoire a connu des élections en 2020, avec la présidentielle du 31 octobre et en 2021 avec les législatives du 6 mars 2021. Ces élections ont été accompagnées par les amis et partenaires internationaux à travers le Projet d’appui aux élections en Côte d’Ivoire (PACE).

Au terme de ce cycle électoral, et selon la convention signée, la Commission électorale indépendante (Cei), partenaires techniques et financiers et Etat de Côte d’Ivoire, l’heure est au bilan pour tirer toutes les leçons de cette collaboration. Réunis donc à l’hôtel Président de Yamoussoukro, toutes les parties prenantes au PACE devront passer au peigne fin toutes les activités menées dans le cadre de ces scrutins présidentiels et législatifs.

Le mot de bienvenue dit par le ministre-gouverneur du District autonome de Yamoussoukro, Thiam Augustin, il est revenu à l’ambassadeur de l’Union européenne, Jobst Von Kirchmann, de mettre le pied dans le plat. Cela en indiquant que « cet atelier qui clot en quelque sorte un long cycle électoral est comme le début d’un débat, parce qu’en réalité, le cercle électoral ne se termine jamais (…) Si vous ouvrez les journaux, chaque jour, il y a un ou d’autres candidats qui se positionnent déjà pour les élections présidentielles 2025.

Cet atelier-bilan est stratégique parce qu’il se tient après un cycle électoral, mais en même temps, il est le début d’un cycle électoral. Pour les échéances électorales prochaines, c’est là où il faut travailler pour améliorer encore le système (…) Si on veut arriver à des élections encore plus pacifiques et plus transparentes, il faut encore régler certaines choses. Et nous sommes d’accord que ces élections seront possibles si les règles de jeu sont claires, acceptées par tout le monde et si chacun a la certitude qu’elles seront respectées…», a-t-il souligné.

Cela, avant de se pencher sur les recommandations faites par les missions électorales, « notamment la mise à jour de la liste électorale, la participation des femmes, qui est quelque chose à encourager, le découpage électoral, le parrainage, qui sont les recommandations qui circulent dont quelques-unes reviennent à la Cei, catalyseur des améliorations possibles. Et c’est aujourd’hui que cela commence », a-t-il prévenu.

Avec lui, Philippe Poinsot coordonnateur du Système des Nations unies qui relèvera que « Pour le Système des Nations unies, la gouvernance démocratique reste un des leviers les plus importants qui conditionne le développement durable. » « La tenue d’élections régulières même imparfaites, a un effet catalysateur sur le pouvoir transformationnel de la démocratie… » Carol Flore–Smereczniak, Représentant Résident du Pnud, pour sa part, invitera les participants à se pencher de manière générale sur les principaux défis qui constituent les sources des violences et des conflits électoraux récurrents.

« Plus particulièrement sur les aspects ci-après relatifs à l’inclusion du processus électoral, notamment la participation des femmes et des jeunes, au renforcement des capacités de l’administration électorale, la mobilisation des ressources nécessaires pour bien former et équiper le personnel électoral et enfin à la sécurisation des élections incluant la prévention des violences et des conflits, la sécurisation des personnes et des biens, l’organisation des élections dans le contexte des pandémies et la protection des données électorales »

Coulibaly-Kuibiert Ibrahim, président de la Cei, faisant siens les défis à relever, a invité les acteurs rassemblés à œuvrer « courageusement et consciencieusement » pour qu’au terme de cet atelier-bilan, « des recommandations dont la mise en œuvre permettra à notre Institution de gravir de nouveaux paliers d’efficience et de crédibilité dans l’exercice de ses missions, pour la promotion de la jeune démocratie ivoirienne, soient faites. »

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