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Côte d’Ivoire : Mabri a rendu visite au Président Henri Konan Bédié, Président du PDCI-RDA

L’ancien ministre Abdallah Mabri Toikeusse, une des figures de l’opposition en Côte d’Ivoire, poursuivi par la justice avec d’autres opposants pour « complot contre l’autorité de l’Etat », est réapparu en public dimanche après avoir disparu pendant deux mois, a rendu visite au chef de file de l’opposition ivoirien,S.E. Henri Konan Bédié à sa résidence à Cocody.

« J’ai manifesté cet après-midi toute ma gratitude au Président HENRI KONAN BÉDIÉ pour le leadership avec lequel il conduit les actions de la classe politique de L’OPPOSITION IVOIRIENNE. Je suis venu prendre ma place auprès de lui afin de réussir le COMBAT pour la DÉMOCRATIE, pour la PAIX et la COHÉSION SOCIALE.»

Le sort de M. Mabri Toikeusse, ancien ministre qui a rejoint l’opposition avant la présidentielle d’octobre et chef d’un petit parti, l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire, était depuis novembre mystérieux selon plusieurs sources locales. Certains le disaient en fuite au Ghana voisin, en Europe et d’autre, il n’avait bougé de sa résidence qui étai encerclés des hommes lourdement armée dans la semaine du 3 novembre 2020. Il fait partie des principaux dirigeants de l’opposition qui font l’objet depuis le 6 novembre d’enquêtes pour « complot contre l’autorité de l’Etat », « mouvement insurrectionnel », « assassinat » et « actes de terrorisme », après avoir appelé à la « désobéissance civile » avant l’élection, puis soutenu la création d’un Conseil national de transition censé remplacé le pouvoir du président Alassane Ouattara, après le scrutin qu’ils ont boycotté.

Le procureur d’Abidjan Richard Adou avait annoncé après l’ouverture de ces enquêtes que Pascal Affi N’Guessan, porte-parole de l’opposition, et Abdallah Mabri Toikeusse étaient « en fuite et activement recherchés ». Le premier avait été arrêté le 9 novembre. Fin décembre, il avait été libéré sous contrôle judiciaire.

Maurice Kakou Guikahué, le numéro deux du PDCI, lui aussi poursuivi, avait pour sa part été évacué le 20 décembre en France pour des soins médicaux urgents, aux frais de la présidence, après un mois et demi de détention.

La situation était très tendue après la réélection du président Alassane Ouattara fin octobre à un troisième mandat controversé, jugé inconstitutionnel par l’opposition.

Signe d’une lente décrispation, l’opposition ivoirienne, qui ne reconnaît toujours pas l’élection présidentielle, a annoncé jeudi qu’elle irait en rangs serrés aux prochaines législatives du 6 mars avec pour objectif de décrocher « la majorité au Parlement ».

Sapel MONE

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