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Grand-Bassam/ destruction de bien immobiliers : origine d’une grosse arnaque?

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Victime d’une injustice Marie Caroline TANAN lance un SOS au Premier ministre Patrick Achi et au Président de la République, S.E.M Alassane Ouattara.

Bonjour à tous. Faut-il mettre un hashtag, je ne sais pas mais aidez nous SVP. Il s’agit d’une tante…
Je me nomme Marie Caroline TANAN, résidente à Grand-Bassam.
Le lundi 19 avril 2021, aux environs de 15 h 30 mn, je reçois un appel du village de N’ZIMAKRO
S/P de GRAND-BASSAM, qui m’informe de la présence d’une machine sur mon domaine et
qu’elle serait en train de détruire ma plantation de cocoteraie. Affolée, je me rends à la
gendarmerie de Grand-Bassam aux alentours de 16 h pour les informer du flagrant délit de
destruction de bien d’autrui. Les gendarmes refusent de se rendre là-bas, alors je me rends
auprès du substitut du procureur de la république à Grand-Bassam. Ce dernier me reçoit par
deux fois et me demande de faire constater par un huissier, ensuite il me conseille de prendre
un référé d’heure à heure. Nous sommes à 17 h 56 mn à ma montre, alors je décide de me
rendre sur les lieux, les dégâts colossaux de l’engin, assisté par des hommes communément
appelé loubards, armés de lance-pierres et de gourdins. Je me renseigne auprès des
occupants, ils me lancent à la figure que ce terrain appartient à un certain M. AYOUBA
ABDOUL WAHIDOU, de nationalité nigérienne. Qu’il aurait acheté 705 hectares et qu’il
détiendrait un titre foncier de 2017. Qui a donc pu vendre ma propriété où je détiens un titre
foncier indigène de 1933, sous l’AOF. Dépassée par ces évènements, je décide donc de
rentrer chez moi. Le lendemain mardi 20 avril à 5 h du matin, je suis déjà sur pied, un huissier
de justice est donc commis pour le constat. Dans la soirée du même jour, j’ai tenté maintes
fois de faire comprendre aux gendarmes la gravité des faits, mais ils restent toujours
impuissants, la nuit est donc tombée. Je suis rentrée bredouille chez moi.
Le mercredi 21 avril, l’huissier commis pour le constat et le référé d’heure à heure réussit à
déposer sa requête. Je suis donc dans l’attente pour la signature de la requête par Madame
la Présidente du Tribunal (mon seul espoir, le référé d’heure à heure).
Le même 21 avril, vu la situation, je retourne à nouveau à la brigade de gendarmerie de
Grand-Bassam, cette fois la gendarmerie va me conseiller de voir le parquet, alors je me pose
la question quelle serait donc le rôle de la gendarmerie en Côte d’Ivoire, miroir de l’armée
ivoirienne. J’ai fini la journée du 21 sans gain de cause. Le jeudi 22 avril dans l’après-midi, le
référé d’heure à heure est donc signé, l’audience est prévue pour le 4 mai. A cet instant, je
me pose la question pourquoi l’appellation « référé d’heure à heure ». Je décide de
rencontrer Madame la Présidente. Madame, le 4 sera déjà trop tard et ce sera le médecin
après la mort. Elle me fait entendre qu’elle a une inspection et que la date du 4 mai est la
plus proche pour nous recevoir. J’essaie de rencontrer Madame le Préfet aux alentours de
12h mais en vain, car elle reçoit sur rendez-vous, alors je cris : même pour les cas de force
majeure ? j’insiste, je suis donc reçu par une des secrétaires générales de la préfecture. Elle
m’entend, prend note, ainsi que mes numéros.
Je me rends une fois encore à la gendarmerie. Une fois au poste, je dis vous souhaiteriez qu’il
y ait mort avant de réagir ? c’est en ce moment qu’une convocation va être délivrée pour
samedi à 16h, nous étions à jeudi. La journée vient de se terminer. Le vendredi 23 avril 2021,
je suis passé à la préfecture pour une suite, puisque je n’ai reçu ni d’appel ni rien de Madame
la secrétaire générale. Je rencontre donc Madame la secrétaire générale, qui me demande
d’aller voir madame le Sous-préfet, que c’est sa zone de compétence. Je me rends donc à la
sous-préfecture. Une fois là-bas, la secrétaire de madame le Sous-préfet me demande
d’attendre. J’ai attendu pendant 3h. je demande à la secrétaire si madame pourra me
recevoir, c’est en ce moment qu’elle me dira que madame est en séance de travail. Je rentre
sans suite. Dans le début de l’après-midi du même vendredi 23, une connaissance après mes
pleures fait appel à un de ses amis qui me conduira chez le commandant de compagnie
d’Abidjan sud. Il me reçoit. Après avoir vu ma documentation, il intime l’ordre au
commandant de brigade de Grand-Bassam, d’aller faire arrêter les travaux et d’auditionner
les deux parties. Là-bas sur le site, suis surpris de constater la présence de gendarmes en
armes, qui assistaient les loubards et les machines dans leur œuvre. Je me pose la question,
sommes-nous en Côte d’Ivoire, détruire les biens d’autrui sans signification d’une décision
de justice et se faire assister par des gendarmes ?
Le commandant de la brigade de Grand-Bassam invite toutes les parties au poste. Là-bas mon
audition a commencé à 18h pour finir à 20h. le lendemain samedi 24, les activités reprennent,
cette fois-ci avec trois machines. Je me rends là-bas sous mes yeux, les dégâts se font, je reste
sans voix, toute ma plantation est détruite. Je me pose encore la question, de quoi sera mon
lendemain, ainsi que les études de mes enfants. Dans mon propre pays, un monsieur qui
n’est ni mon parent, nous n’avons jamais été voisin, arrive à me déposséder de mes biens et
est assisté par des gendarmes. Moi qui ai un titre foncier indigène depuis 1933 sous l’AOF.
Comme quoi, il a 705 hectares avec un titre foncier de 2017. Aujourd’hui je suis menacée de
mort, suis donc obligée de quitter mon domicile et chaque jour que Dieu fait, des hommes
en treillis avec des cylindrés sont sur le site.
J’en appelle donc au Chef de l’Etat, au Ministre de la Famille, Femme et Enfant, au Ministre
de la Justice, au Ministre de la Défense, ainsi qu’au Ministre de l’Intérieur, afin que justice
soit rendue.”

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