01262022Headline:

les incendies aux États-Unis, dans le Colorado

Le Denver Post publie des photos de camions de pompiers noyés dans les fumées, de collines surmontées de crêtes de feux, et ce cliché incongru : un petit groupe de maisons couvertes de décorations de Noël lumineuses, blanches, bleus vertes, derrière lequel le ciel nocturne a été rendu orange par les flammes de l’incendie, qui se rapproche. 30 000 personnes ont été évacuées des villes du comté de Boulder, au moins 500 maisons ont été détruites… Ce sont des lignes électriques abattues par le vent qui auraient démarré les feux, des feux qui selon Joe Pelle, le shérif du comté cité par le Denver Post, continueront de brûler tant que le vent soufflera : « Ce n’est pas le genre de feu que l’on peut affronter directement. »

La presse a recueilli les témoignages des réfugiés, qui remplissent les centres d’évacuation : toujours dans le Denver Post, Patrick Kilbride, 72 ans, raconte qu’il a regardé brûler la maison qu’il habitait depuis 30 ans. Il a tout perdu « sauf les habits qu’il a sur le dos et sa voiture ». Robert Gutierrez, 20 ans, explique de son côté au Washington Post qu’il faisait les courses avec sa famille dans la ville de Superior lorsque les employés ont évacué le magasin. Il a alors roulé vers sa maison, à cinq kilomètres de là, avant de comprendre, grâce aux coups de klaxons d’un routier, qu’il se dirigeait en fait droit vers l’incendie.

Changement climatique
« Le Colorado a connu ses trois plus grands feux pendant l’été 2020 », précise dans le New York Times le gouverneur Jared Polis, « mais ces incendies ont brûlé des forêts et des terrains, alors que les feux de ce jeudi ont détruit des maisons de banlieues et des centres commerciaux ». Plus largement, analyse le journal, « les feux de forêts dans l’Ouest américain sont plus grands, plus rapides, et atteignent des pentes montagneuses qui étaient autrefois trop humides et froides pour des feux aussi intenses ». La raison majeure, selon des études récentes évoquées par le journal : « la chaleur et la sécheresse associés au changement climatique ».

Nouvel An et fête de l’indépendance en Haïti
Le pays se prépare au Nouvel An et à la fête de l’Indépendance, elle aussi le 1er janvier. Rezo Nodwès rappelle que « le général Jean-Jacques Dessalines fixa au 1er janvier 1804 la déclaration solennelle d’Indépendance d’Haïti », et que les Gonaïves a été « le lieu choisi pour la célébration de cette solennité ». Les Gonaïves justement : « des mouvements de protestation violentes » ont été « entamés mardi par des groupes de citoyens qui s’opposent à la venue du Premier ministre de facto, Ariel Henry », rapporte AlterPresse.

« Barricades de pneus enflammés, tirs sporadiques. […] Lava cosmétiques, l’entreprise du maire principal des Gonaïves, Donald Diogène, a été victime d’une tentative d’incendie », souligne Le Nouvelliste, et « des individus armés du quartier de Raboteau ont forcé l’arrêt de la construction du stand qui devait accueillir le Premier ministre ».

Le journal Rezo Nodwès ne mâche pas ses mots : « Le Premier ministre de facto nommé par les Blancs contre lesquels Dessalines combattait, tenant à venir haranguer la population des Gonaïves avec des mots de referendum bidon et élections truquées, offre un concert de balles alors qu’à Martissant, son gouvernement se révèle inexistant. » Martissant, ce quartier de Port-au-Prince, ravagé par l’insécurité.

Dans un éditorial, Le National estime que « pour 2022, le peuple haïtien aspire tout simplement à un peu de paix, à la marginalisation de la violence et à la volonté commune de construire enfin ce lieu géographique et historique jusqu’ici si mal habité ».

Un réveillon sous Covid-19 pour le Québec
Le réveillon du Nouvel An s’annonce mal au Québec, pour cause de Covid-19 : « Le coup de barre tant redouté à Noël tombe finalement au jour de l’An », se désole Le Devoir. Dès aujourd’hui « 22 heures, un nouveau couvre-feu entrera en vigueur et il ne sera pas possible de se promener dans les rues jusqu’à cinq heures » du matin, rapporte le journal. Le Premier ministre « Legault donne “un grand coup” », titre La Presse. Car le nombre de personnes hospitalisés a doublé en une semaine, 16 000 cas ont été recensés, et selon François Legault « la situation “est la pire” des 22 mois de pandémie ».

Outre le couvre-feu, ont été annoncés « le report du retour en classe au 17 janvier, la fermeture des salles de restaurant ainsi que l’interdiction des rassemblements privés ». Bref, l’humeur est morose, il suffit de lire les titres des articles du Devoir : « Un autre coup dur pour le moral des Québécois », « Restaurateurs en mode survie, employés déprimés », « Un couvre-feu eux effets incertains »…

Dans son éditorial, le journal parle de « précipitation » du gouvernement dans la prise de ces mesures « colorées par le désespoir », et se demande s’il ne va pas « trop loin », entre autres avec le couvre-feu : « Mesure détestable qui risque d’irriter davantage que l’an dernier à pareille date, parce que la majorité des gens sont vaccinés, et parce qu’encore une fois, le plus grand nombre doit payer pour une minorité de récalcitrants. » Et l’éditorialiste de conclure : « L’élastique de notre “cohésion sociale extraordinaire” est très étiré. »

Violences au Michoacan, dans l’ouest du Mexique
Le Michoacan vit « une époque bien sombre », pour reprendre le titre du magazine Proceso : « Déplacements massifs de populations, fusillades, maisons incendiées, enlèvements »… « La présence de plus en plus importante de la Garde nationale, la marine et l’armée, n’a pas servi à grand-chose, estime Proceso, le crime organisé continue ses méfaits librement. » L’année qui se conclue a été particulièrement difficile pour les populations des régions enclavées de Tierra Caliente et de Sierra Costa, qui subissent les combats entre deux cartels, le cartel de Jalisco Nueva Generacion essayant d’arracher le contrôle du territoire aux Carteles Unidos. Entre janvier et novembre, plus de 2 500 personnes ont été assassinées, un record depuis 25 ans. Le gouverneur du Michoacan, Alfredo Ramirez Bedolla, affirme que depuis son arrivée il y a trois mois, le nombre de meurtres a baissé, une affirmation démentie par les faits, selon le magazine.

Melv

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