08092022Headline:

« L’Europe sera réduite à l’état de ruines et de cendres », Vladimir Poutine

Vladimir Poutine avait invité, samedi 25 juin, le fidèle autocrate biélorusse Alexandre Loukachenko. Promettant de livrer à son homologue biélorusse des missiles à courte portée Iskander-M, le président russe a encore réitéré ses menaces aux occidentaux.

Vladimir Poutine et Alexandre Loukachenko se sont retrouvés, Alexandre Loukachenko, à l’occasion du 30e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Russie et la Biélorussie, deux pays issus de l’implosion de l’URSS. Isolée depuis la réélection frauduleuse de son président en 2020, la Biélorussie est de plus en plus dépendante de Moscou. Au menu de cette rencontre: un renforcement de la coopération, en particulier dans le domaine militaire face à l’Occident.

Lors de cette rencontre, Vladimir Poutine a souligné la nécessité de garantir la sécurité de tous les membres de l’OTSC, l’Organisation du traité de sécurité collective, une sorte de « mini-Otan » sous influence russe, composée de l’Arménie, du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan, de la Russie et de la Biélorussie. Alexandre Loukachenko a tout d’abord expliqué que la Biélorussie était « très préoccupée par des vols d’entraînement d’avions américains et de l’OTAN qui s’entraînent à porter des ogives et des charges nucléaires ».

« À cet égard, je vous demande d’étudier la possibilité de répondre de manière symétrique […] Pourriez-vous nous aider à au moins adapter nos avions, dont on dispose ? Il s’agit de Su-25, qui peuvent transporter des charges nucléaires. Je ne vous demande pas d’apporter des armes nucléaires […] demain, mais on doit être sérieux », a-t-il fait remarquer face à Vladimir Poutine, lors de leur entretien diffusé à la télévision russe. « Je soulève la question de notre préparation à tout, y compris à utiliser des armes les plus sérieuses pour défendre notre patrie qui s’étend de Brest[-Litovsk] à Vladivostok », a-t-il ajouté.

« Pas nécessaire » de donner une réponse systématique aux manœuvres aériennes de l’OTAN
Face à cette demande, Vladimir Poutine a visiblement tenté de proposer un compromis. « L’Europe sera réduite à l’état de ruines et de cendres dans une guerre nucléaire avec la Russie », a prévenu Poutine, qui a toutefois fait valoir qu’il n’était « pas nécessaire » pour le moment de donner une réponse systématique aux manœuvres aériennes de l’OTAN par des avions dotés d’armes nucléaires à proximité des frontières biélorusses, comme le président Loukachenko l’aurait demandé. Il s’est néanmoins dit « d’accord […] sur le fait que nous sommes obligés d’assurer la sécurité absolue de l’Union de la Russie et de la Biélorussie et peut-être des autres pays membres de l’OTSC ».

« À cet égard, voilà ce que je propose : l’armée biélorusse dispose d’un nombre assez important d’avions Su-25 qui pourraient être modernisés. Cela devrait être effectué dans les usines aéronautiques russes […] On procédera à la formation d’un équipage navigant », a-t-il fait valoir dans un premier temps, ajoutant : « Deuxièmement, comme nous en avons convenu, dans les prochains mois, la Russie transférera en Biélorussie des complexes de missiles tactiques Iskander-M, qui, comme vous le savez, peuvent utiliser à la fois des missiles balistiques et de croisière avec des ogives conventionnelles et nucléaires ».

Poutine a fait valoir que les États-Unis ont déployé près de 200 ogives nucléaires tactiques, dans les six pays européens membres de l’OTAN et que quelque 257 avions sont préparés pour une utilisation potentielle de ces armes.

Melv

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