01212022Headline:

où va l’Afrique en 2022?

Question à laquelle tente de répondre le quotidien Aujourd’hui au Burkina Faso. « Alors que 2022 pousse ses premiers vagissements, l’Afrique bouge politiquement et sécuritairement malgré la pandémie de Covid-19 (…), avec des brûlots qui se sont banalisés comme en Somalie, ou en RCA, où les kyrielles de rebelles se disputent ce proto-Etat, ou encore en RD Congo, où à 1 an de la présidentielle, Félix Tshisekedi fourbit ses armes pour pouvoir rempiler. (…) Evidemment, il y a le Sénégal, poursuit Aujourd’hui, qui votera ce 23 janvier pour des locales, à envergure nationale, puisque c’est une jauge pour 2024, mais aussi, pour les opposants, un pare-feu contre les velléités de troisième mandat qu’on prête à Macky Sall. »

D’ailleurs, WalfQuotidien à Dakar fait remarquer que des législatives sont prévues en juin de cette année… « Ce au moment où le pays vit une situation économique difficile. » Et Walf de s’interroger : « n’aurait-il pas fallu coupler les deux élections pour minorer les dépenses ? »

Mali : une transition qui va s’éterniser ?
On revient à Aujourd’hui qui pointe encore d’autres pays à surveiller : « Le Mali, sous Transition, avec 3 coups d’État… Le dernier en date, affirme le quotidien ouagalais, étant le chronogramme remis ce week-end par le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, à la CEDEAO. Cinq ans pas moins, de pouvoir intérimaire que réclament les putschistes de Kati pour mener le train de la Transition à bon port. Un quinquennat, donc, en plus des 18 mois déjà écoulés : Goïta s’octroie allègrement un septennat qui ne dit pas son nom. (…) Dans ce best of des pays à observer à la loupe figure également le Burkina, voisin du Mali, lui aussi pris dans la tourmente sécuritaire et les problèmes de gouvernance. »

Enfin, pointe Aujourd’hui, il y a « le Soudan (…), avec cette montée d’adrénaline en ce début d’année 2022, et le regain des manifs anti-putsch et la multiplication de la répression. Et avec la démission hier du Premier ministre, Abdellah Hamdok, le pire est sûr. Les Soudanais se sentent floués de leur révolution et ne veulent plus de cette Transition dévoyée. »

Le Sahara occidental et la Libye : terrains minés
Pour ce qui est du Maghreb à présent, Le Point Afrique évoque « deux périls pour 2022 : le Sahara occidental et la Libye. Méconnu du grand public mondialisé, le Sahara occidental est un dossier redoutable qui mélange territoire, nationalisme, fierté, et jusqu’au-boutistes patentés. Une terre que se disputent depuis des décennies le Maroc et l’Algérie. Médiateurs et diplomates ont usé leur patience sur ce conflit qui cadenasse depuis un demi-siècle l’avenir de la région, paralysant tout espoir d’union économique ou politique. (…) ».

Et puis « autre pays, autre terrain miné. La communauté internationale n’aura pas épargné la Libye. Depuis dix ans, une ribambelle de pays étrangers souffle sur ce brasier, à dessein ou par sottise. Pétrodollars du Golfe, barbouzes occidentaux, mercenaires russes, galonnés turcs : une véritable tour de Babel des ingérences. »

Élections à venir : des dates et du flou…
Enfin, quelles élections pour cette année 2022 ? Jeune Afrique a fait les comptes : « le Sénégal ouvrira le bal (fin janvier, on l’a vu). La campagne bat déjà son plein pour des municipales qui ont valeur de répétition grandeur nature avant la présidentielle de 2024. Trois autres États se préparent à des scrutins importants : le Kenya va se choisir un nouveau président, l’Angola devrait selon toute vraisemblance réélire le sien, João Lourenço, et le Congo Brazza va renouveler ses députés. (…) Dans bien d’autres pays règne un flou total, relève encore Jeune Afrique. Y aura-t-il une présidentielle au Tchad, un an après la mort d’Idriss Déby Itno et l’accession au pouvoir de son fils, Mahamat ? Jusqu’à quand durera la transition au Mali ? Théoriquement prévue en février prochain, la présidentielle pourrait avoir lieu… dans cinq ans. Et à Conakry, quelles sont les intentions de Mamadi Doumbouya, le tombeur d’Alpha Condé ? (…) Sans compter le Soudan, où les militaires ont repris la totalité du pouvoir, la Somalie, où les élections sont sans cesse repoussées, ou encore la Libye, où la présidentielle de décembre dernier, qui devait voir s’affronter Khalifa Haftar et Seif el-Islam, a été reportée. »

Melv

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