Une campagne de sensibilisation sur les nouvelles exigences relatives à la production et à la commercialisation du ‘’Koutoukou’’ est en cours dans la région du Moyen-Comoé et dans le département de Bongouanou. C’est un article publié par Soir Info, le vendredi 27 janvier 2006, soit 19 ans, jour pour jour.
Il s’agit pour la chambre des métiers du Moyen-Comoé, initiatrice de cette campagne, de renforcer les capacités techniques des opérateurs de la filière ‘’Koutoukou’’ de ladite région, aux bonnes pratiques de production, d’hygiène et de gestion. En clair, la chambre des métiers vise à mettre en place un dispositif pour réglementer la production et réaliser la surveillance régulière de cette boisson alcoolisée, obtenue à partir de techniques artisanales.
Ainsi, après la ville d’Agnibilékrou, une conférence sur la réglementation des boissons alcoolisées a été prononcée récemment, à Abengourou. Pour le professeur Agbo N’Zi Georges, spécialiste des sciences et technologies des aliments et conférencier du jour, il est nécessaire de donner aux artisans tous les moyens et techniques susceptibles de leur permettre de contrôler le taux d’alcool dans le ‘’Koutoukou’’.
Ainsi, une séance de formation aux dites techniques a-t-elle été projetée pour les prochaines semaines. En tout état de cause, la conférence en question a permis aux artisans de la zone de mieux s’éclairer sur les nouvelles exigences de cette boisson alcoolisée.
Rappelons que le ‘’Koutoukou’’ est une boisson alcoolisée d’origine ghanéenne, dont la production et la commercialisation ont été interdites en Côte d’Ivoire à partir de 1964. Malgré cette interdiction, la vente clandestine de cette boisson alcoolisée s’est poursuivie sur toute l’étendue du territoire ivoirien.
Toute situation qui a amené M. Ahoua N’doly, ministre de l’Industrie d’alors, à faire réaliser une étude scientifique visant à déterminer les procédés de production de cette boisson. Les résultats de cette étude ont permis la levée de l’interdiction en 1999. Il s’agit à présent de mieux réglementer ce breuvage prisé par les populations aux modestes revenus.




