01182022Headline:

Conflit au Tigré: des chauffeurs de taxi recrutés comme indicateurs à Addis Abeba

En Éthiopie, les discussions continuent entre les rebelles du parti tigréen du TPLF et le gouvernement fédéral éthiopien. Un cessez le feu pourrait être possible prochainement assurent plusieurs sources diplomatiques, y compris à l’Union africaine. Mais malgré ces efforts de paix, la mobilisation continue. Le gouvernement appelle les hommes à s’engager au sein de l’armée ou des groupes d’autodéfense. Même les chauffeurs de taxi sont recrutés par la ville d’Addis Abeba.

Environ 300 chauffeurs de taxi suivent une formation dispensée par la mairie d’Addis Abeba. « Tous les citoyens doivent être les yeux et les oreilles du gouvernement. Ils doivent absolument contribuer. » Selon Tibebu Bekele, du bureau de la Culture et des Arts de la ville, les chauffeurs sont en lien étroit avec les autorités. « Ils savent où aller et comment faire des signalements. On leur a même donné des consignes. Ils peuvent faire des signalements dans les commissariats ou via un centre d’appel dédié. »

Numéro vert
Alemayehu est chauffeur depuis deux décennies. Il dénonce les individus suspectés de soutenir le parti tigréen du TPLF. « Nous n’avons qu’une seule Ethiopie, rien ne se trouve au-dessus d’elle, il faut la défendre. Le TPLF est désigné comme organisation terroriste. Donc il est impossible de vivre en sachant qu’il y a des partisans du TPLF parmi nous. »

Mindaw Nigusse gare son taxi devant l’aéroport international et observe lui aussi le mouvement des uns et des autres. « Le gouvernement a mis en place un numéro vert que nous pouvons appeler pour dénoncer ceux qui ont un comportement suspect. »

Selon la mairie d’Addis Abeba, « environ 200 000 individus se seraient portés volontaires » pour intégrer des groupes d’autodéfense.

Melv le Sage

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