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Conflit en Éthiopie: le Premier ministre Abyi Ahmed annonce son retour dans la capitale

En Éthiopie, le Premier ministre Abyi Ahmed a annoncé, ce mercredi 8 décembre 2021, avoir quitté le front et être de retour à Addis-Abeba, après que les forces gouvernementales ont revendiqué avoir repris plusieurs villes stratégiques sur les rebelles tigréens ces quinze derniers jours.

Terminées les images d’Abiy Ahmed en uniforme aux côtés des militaires au front. Des images diffusées régulièrement depuis deux semaines par les médias d’État. Ce mercredi, le Premier ministre éthiopien a annoncé avoir regagné son bureau et reprendre donc la gestion des « affaires courantes » qu’il avait confiée à son vice-Premier ministre.

Une manière de ponctuer la contre-offensive qui a permis aux forces gouvernementales de reprendre du terrain face aux forces tigréennes. Elles ont revendiqué récemment avoir repris les villes stratégiques de Dessie et Kombolcha, ainsi que le site à forte valeur symbolique de Lalibela.

« La première phase »
Il ne s’agit que de « la première phase ». « La lutte n’est pas encore déterminée », affirme le Premier ministre dans un communiqué, tandis que le TPLF, par la voix de son chef politique, dément que le gouvernement reprenait l’avantage militairement, affirmant que l’armée a seulement repris des zones abandonnées par les rebelles au cours d’un repli stratégique.

Quoi qu’il en soit, pour marquer son retour dans la capitale éthiopienne, montrer que la menace pour lui s’est éloignée, et rappeler le rôle de l’Éthiopie au plan régional, Abyi Ahmed multiplie ces dernières 24 heures les échanges téléphoniques avec ses voisins : kényan, djiboutien somaliens ou ougandais. Il s’est aussi entretenu avec le chef des Nations unies. Et ne manque pas de s’en faire un large écho sur son compte twitter.

• L’ONU dénonce le pillage de l’aide humanitaire parvenue dans la ville de Kombolcha

Des camions transportant « notamment de la nourriture pour les enfants souffrant de malnutrition » ont été dévalisés, parfois sous la menace, « apparemment par les rebelles tigréens et certains habitants ». D’autres incidents impliquent l’armée fédérale. En conséquence, le Programme alimentaire mondial a suspendu ses distributions.

Un tel harcèlement du personnel humanitaire par des forces armées est inacceptable. Il sape la capacité des Nations unies et de nos partenaires à apporter de l’aide au moment où elle est la plus nécessaire, et alors même que les travailleurs humanitaires doivent déjà relever le défi grandissant de l’accès aux populations dans le besoin. Par ailleurs, mardi et mercredi, trois camions du Programme alimentaire mondial ont été détournés dans la région de l’Amhara par des militaires et utilisés pour leurs besoins personnels. Nous condamnons fermement tous ces incidents et nous rappelons les parties en conflit à respecter et protéger le personnel et les biens humanitaires, conformément à la loi internationale, qui dit qu’il est interdit d’attaquer, de détruire, de détourner, de piller les fournitures de secours, les matériaux, les installations et les véhicules.

Melv

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