Le président congolais Denis Sassou Nguesso a annoncé la suppression des visas d’entrée pour tous les ressortissants africains à compter du 1er janvier 2027, une mesure présentée comme une avancée majeure pour l’intégration continentale.
L’annonce a été faite mardi 26 mai à Brazzaville, à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique et en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD). Le chef de l’État congolais a affirmé vouloir « favoriser la libre circulation des citoyens africains » et renforcer les échanges économiques, culturels et humains sur le continent.
Cette décision inscrit la République du Congo dans une dynamique panafricaine déjà engagée par plusieurs États africains ayant assoupli ou supprimé les formalités de visa pour les ressortissants du continent. Parmi eux figurent notamment le Rwanda, le Bénin, les Seychelles, la Gambie, le Ghana et le Togo.
Selon les autorités congolaises, cette réforme vise également à soutenir les ambitions de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), considérée comme l’un des principaux moteurs de l’intégration économique africaine. Des experts estiment que la facilitation de la mobilité pourrait stimuler le tourisme, les investissements et le commerce intra-africain, encore jugé faible par rapport à d’autres régions du monde.
La mesure devrait entrer en vigueur au début de l’année 2027, après l’adoption des dispositifs administratifs et sécuritaires nécessaires.
Cette annonce intervient dans un contexte où plusieurs institutions africaines, dont l’Union africaine, plaident depuis plusieurs années pour la mise en place d’un passeport africain et une circulation plus fluide des personnes à travers le continent.
Des observateurs voient dans cette décision un signal politique fort en faveur du panafricanisme et de l’ouverture régionale, même si des défis demeurent en matière de coordination sécuritaire et migratoire entre les États africains.



