05212022Headline:

Mali: le Parlement, nommé par Assimi Goïta, entérine les 5 ans de «transition»

L’assemblée tenant lieu d’organe législatif au Mali depuis la prise de pouvoir par les militaires a entériné lundi une période pouvant aller jusqu’à cinq ans avant des élections et un retour des civils à la tête du pays.

Le Conseil National de Transition (CNT), contrôlé par les militaires maliens, a approuvé par 120 voix pour, aucune voix contre et aucune abstention une révision de la charte de la transition ce lundi 21 février 2022. Cette assemblée qui fait office de parlement a entériné une période pouvant aller jusqu’à cinq ans avant des élections et un retour des civils à la tête du pays.

La révision approuvée lundi dispose que la durée de la transition sera conforme aux recommandations formulées à l’issue de consultations nationales qui ont eu lieu en décembre 2021. Ces « assises » recommandaient une transition de six mois à cinq ans. Pourtant, la version originelle de la charte, promulguée par les militaires le 1er octobre 2020, fixait la durée de la transition à 18 mois. La junte malienne a depuis révoqué son engagement initial à organiser des élections le 27 février 2022.

Un nouveau bras de fer entre les autorités maliennes et la CEDEAO
Elle maintient le flou sur la date à laquelle des élections auront lieu, alors que la question donne lieu à un bras de fer entre les autorités maliennes d’une part et l’organisation des États ouest-africains (Cédéao) ainsi qu’une partie de la communauté internationale de l’autre. La version originelle de la charte, promulguée par les militaires le 1er octobre 2020 un peu plus d’un mois après leur premier putsch, fixait la durée de la transition à 18 mois. La junte a depuis révoqué son engagement initial à organiser des élections le 27 février prochain.

Elle a exprimé son intention de rester en place quatre ou cinq années supplémentaires, un délai «totalement inacceptable» pour la Cédéao. Celle-ci a sanctionné un tel projet en infligeant le 9 janvier, de lourdes sanctions économiques et diplomatiques au Mali, avec un embargo commercial et financier et la fermeture des frontières.

Melv

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