01272022Headline:

Niger: le convoi militaire français parti en direction du Mali a rencontré un nouvel incident à Téra

Le convoi militaire français parti de Côte d’Ivoire et se rendant à Gao, au Mali, en transitant par le Burkina Faso et le Niger, a de nouveau été bloqué par des manifestants samedi dans la ville nigérienne de Téra (ouest) mais a depuis repris la route.
Le convoi de près d’une centaine de véhicules avait déjà été bloqué au Burkina pendant plus d’une semaine à la suite de manifestations anti-françaises. Après des négociations avec les organisateurs de ces manifestations, il avait pu reprendre sa route pour le Niger où il est arrivé vendredi.
«Le convoi s’est arrêté hier soir à Téra. Ce matin, quand ils ont voulu reprendre leur progression vers Niamey (à 200 km de là, ndlr), ils ont été arrêtés par un millier de manifestants et un groupe violent parmi eux a tenté de s’emparer des camions», a détaillé le porte-parole de l’état-major français, le colonel Pascal Ianni.
«Les forces de sécurité nigériennes étaient sur place et ont réussi à maintenir les manifestants à distance du convoi avec des gaz lacrymogènes», a-t-il expliqué. Mais après un moment de calme, «vers 10h 30, la tension est remontée chez le millier de manifestants. Les gendarmes nigériens et le soldats français ont effectué des tirs de sommation», a poursuivi le porte-parole.
Le convoi a finalement pu quitter Téra à la mi-journée et reprendre sa progression vers Niamey. «Nous prenons toutes les précautions pour sécuriser le convoi et éviter les tensions», a assuré le colonel Ianni, en démentant fermement de «fausses informations» circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles l’armée française aurait tué des dizaines de civils nigériens à Téra.
Les critiques à l’égard de la présence militaire française se multiplient au Niger, au Mali et au Burkina Faso. À son entrée en territoire burkinabè la semaine dernière, le convoi avait d’abord été ralenti dans sa progression par des manifestants à Bobo Dioulasso (sud-ouest), dans la capitale Ouagadougou (centre) puis à Kaya, à une centaine de kilomètres au nord-est de la capitale. Quatre manifestants avaient été blessés par balle dans des circonstances indéterminées.

Melv Le Sage

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