Le Dr Kizza Besigye, homme politique de l’opposition actuellement incarcéré, et son coaccusé, Hajji Obeid Lutale, ont déposé une nouvelle requête devant la Haute Cour afin d’obtenir la suspension de la procédure pénale à leur encontre, invoquant de graves violations présumées de leurs droits constitutionnels.
Accusés de trahison et de non-dénonciation de trahison, les deux hommes soutiennent que les circonstances entourant leur arrestation, leur détention et leur poursuite ont porté atteinte à leur droit constitutionnel à un procès équitable.
Selon eux, leurs poursuites ont été entachées par ce qu’ils qualifient d’enlèvement illégal, de torture, de détention prolongée et de déclarations publiques préjudiciables qui auraient été faites par le chef des forces de défense (CDF), le général Muhoozi Kainerugaba.
Ils demandent qu’il soit déclaré que leur enlèvement présumé à Nairobi, au Kenya, le 16 novembre 2024, par des officiers de l’armée ougandaise était illégal et qu’il rend la procédure pénale qui a suivi juridiquement intenable.
Les documents judiciaires citent plusieurs publications qui auraient été faites sur la plateforme de réseaux sociaux X, dont une datée du 16 janvier 2025, affirmant : « Nous pendrons KB le Jour des Héros. C’est le meilleur jour pour qu’il meure. »
Les requérants font valoir que ces déclarations constituent un préjugé public de culpabilité, des menaces de châtiment extrajudiciaire, de la torture psychologique et une ingérence dans l’indépendance judiciaire.



