07272021Headline:

RDC/ Elle se fait enlever une jambe après un terrible accident

”Je suis devenue handicapée suite à un accident de route. Il y a de cela 8 ans, nous quittions, ma famille et moi Kabinda pour Kananga par voie routière. Arrivés sur le tronçon Mbuji mayi-kananga le véhicule s’est renversé, faisant plusieurs morts et blessés. J’étais l’une des victimes, je m’étais retrouvée coincée entre les fers et autres débris. Les gens avaient pu me sortir de là après 3h, et cela grâce à l’aide des villageois des environs. J’avais eu plusieurs fractures. Nous étions arrivés à l’hôpital de Mbuji mayi avec moins de chance que je survive, et des douleurs intenses.J’ai été prise en charge un mois après, mais il n’y avait pas de changement; la jambe pourrissait jusqu’à produire des asticots, l’odeur était insupportable. Le médecin, proposa de m’amputer la jambe pour me sauver. Ma famille s’y opposait ainsi que ma mère. Inquiétée par mon cas, j’ai essayé de discuter avec le médecin pour en savoir plus sur sa proposition de vouloir m’ôter la jambe et de savoir si cela allait sauver ma vie. Après avoir été convaincue, j’ai discuté avec ma mère pour lui faire comprendre que j’adhérai à cette proposition du médecin. (je serai plus utile en vie que morte) ont été les paroles que je lui avait adressé. Enfin de compte elle accepta. Puis nous étions revenue vers le médecin pour lui donner notre accord sur sa proposition. 3heures après s’être sortie du bloc opératoire, je m’étais réveillée et la première chose que j’ai faite était de voir ce qu’était devenue ma jambe droite qui à ce moment là n’y était plus. “Sois forte, tu une battante” était la phrase que la mère m’avait sortie.Et c’est à ce moment que ma nouvelle vie, sans ma jambe droite, commença.Cette nouvelle vie n’a pas été facile à ses débuts. J’ai été amputée au dessus du genou. De retour à la maison, c’est le combat de l’acceptation qui commence, tout avait changé, on ne me voyait plus comme avant, les regards de certains étaient de pitié, et d’autres comme une personne sans avenir. L’appellation avait changé, j’étais devenue la fille avec une jambe, la fille handicapée. Le combat de la moquerie. À l’école, je ne pouvais plus courir comme avant, on pouvait entendre les moqueries à haute voix. Ma mère avait tout fait pour que j’avance avec les études. Ce n’était pas chose aisée, surtout en temps de stage, certaines école refusait de me prendre à cause de mon handicap. À l’Université, c’était le plus dur, ma difficulté avait d’abord commencé quand il fallait s’attraper un taxis ou taxis bus pour aller aux cours, puis était venu l’accès aux locaux et auditoires non adaptés. Je reconnais que ma famille m’a beaucoup soutenue, et m’a poussé à allé de l’avant.Je vais devenir une femme importante ça c’est certain, je voudrais me lancer dans le maniquinnat, non seulement ça mais aussi , créér un cadre inclusif qui aidera d’autres personnes à non seulement se sentir accepter mais aussi aimer. Un cadre d’aide et d’encadrement des personnes vivant avec handicap, sous forme de fondation.Les attentes de Narcisse : “Nôtre société doit nous accepter avec nos différences, elle doit tenir compte des personnes vivant avec handicap dans la construction des ses infrastructures, établissement et autres, de pouvoir accélérer sur l’application des lois en faveur des personnes avec handicap… En bref, elle doit nous aider à avoir les mêmes chances que les valides dans tous les domaines de la vie.Motivation de Narcisse : *Nos limites ne devraient pas nous définir, mais nous apprendre à utiliser ce que nous avons et à arrêter de nous plaindre* Narcisse nous parle : “À tous ceux qui auront lu, sachez que l’amour guérit le handicap et leurs répercussions.”Merci à tous ceux qui me soutiennent.

PERLE LOLA

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