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RDC: première marche des «forces politiques et sociales» pour exiger la réforme de la Céni

En RDC, opposants, laïcs, activistes, militants catholiques et protestants sont attendus dans les rues de la capitale Kinshasa ce samedi. Première journée de mobilisation aujourd’hui des « forces politiques et sociales de la Nation » contre l’équipe dirigeante de la commission électorale nationale indépendante (Céni) mais les revendications sont aussi sociales.

Les organisateurs ont défini trois points de départ de la marche… Elle devrait s’achever au stade Tata Raphael près du centre-ville pour quelques prises de parole.

La marche est convoquée par le conseil de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC) et le Ministère Laïcs des protestants (MILAPRO). Mais les mouvements citoyens et les opposants notamment le FCC de l’ex-président Joseph Kabila ou encore Lamuka du tandem Martin Fayulu et Adolphe Muzito se joignent à la démonstration. Leur présence acceptée, mais sans banderoles ni drapeaux des partis politiques moins encore les effigies.

« Au-delà de la question de la dépolitisation ou non de la Céni, les questions liées au RAM [Registre des Appareils Mobiles ndlr], à la gratuité de l’enseignement ou à l’insécurité dans l’est du pays sont des questions qui transcendent nos clivages, précise Hervé Diakese du CLC (Comité laïc de coordination) des catholiques, porte-parole des mouvements organisateurs. Ce que nous refusons plutôt, c’est une politisation de la marche, liée à des intérêts de conquête des pouvoirs ou de règlement des comptes entre partis politiques. Nous, on n’est pas dans une logique partisane ».

Les organisateurs veulent rassurer les autorités
Lors des négociations vendredi, le gouverneur de Kinshasa a exigé des organisateurs un acte d’engagement signé afin d’assumer les responsabilités en cas de débordement.

Ce préalable a été rejeté, affirme Diakese pour qui, « le rôle des organisateurs est d’informer l’autorité. Lorsqu’il y a un accord sur l’itinéraire, la date et les modalités d’organisation de la marche, celui qui a l’obligation de garantir la sécurité, c’est l’État et l’autorité, ce ne sont pas les organisateurs de la marche ». Les autorités affirment avoir des informations selon lesquelles certains manifestants envisageaient d’incendier les édifices publics, les stations d’essence et les sièges des partis de la coalition au pouvoir.

Les organisateurs se veulent rassurant et prennent l’engagement de dénoncer toute infiltration susceptible de troubler l’ordre public.

Melv Le Sage

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