05282022Headline:

Sanctions contre le Mali: Bamako porte plainte contre l’UEMOA

Alors que l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a participé aux sanctions de la CEDEAO contre le Mali et a mis en œuvre ces dispositions, le Mali a décidé de porter plainte contre l’organisation pour violation des textes.

Le gouvernement du Mali avait condamné et qualifié les sanctions prises conjointement par la CEDEAO et l’UEMOA, d’illégales. Ces sanctions consistaient en effet à un embargo commercial et le gel des avoirs maliens dans les banques centrales et commerciales dans le pays membres de l’UEMOA. Après avoir sorti un communiqué pour dénoncer la mise en application des sanctions par l’UEMOA soulignant le fait que cela viole les textes de l’organisation, Bamako a décidé de déposer une plainte contre l’UEMOA.

« A la demande du Gouvernement de la République du Mali, un collectif de six Avocats Maliens conduits par Maitre Moustapha S. M. Cissé, Avocat au Barreau du Mali et Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali, a saisi la Cour de Justice de l’UEMOA de deux recours contre les décisions issues de la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’UEMOA en date du 09 janvier 2022 portant sanctions contre l’Etat du Mali », a indiqué un communiqué du bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali.

« Le premier recours tend à obtenir de la Cour de Justice de l’UEMOA, sise à Ouagadougou au Burkina Faso, l’annulation des décisions sus visées. Le deuxième recours tend à demander la suspension de l’exécution des sanctions eu égard aux effets gravement préjudiciables à l’Etat du Mali, aux populations maliennes et africaines vivant au Mali », ajoute le document.

« Les deux recours ont d’ores et déjà été formellement enregistrés au greffe de la Cour de Justice de l’UEMOA le 15 février 2022. Tous évoquent l’illégalité absolue des sanctions au regard des textes et objectifs de l’UEMOA », assure les avocats maliens. Il va sans dire qu’un nouveau bras de fers vient d’être lancé entre l’organisation et le Mali alors même qu’une délégation de la CEDEAO et de l’UA est à Bamako pour tenter de résoudre les problèmes et de rétablir le dialogue.

Les sanctions ont été imposées au Mali pour le non respect de la charte de la transition en reportant des élections prévues en févriers, vers une date allant jusqu’à plusieurs années. La CEDEAO n’a pas été de cet avis et a imposé de lourdes sanctions contre le pays en appelant les autorités de transition à proposer une date acceptable pour l’organisation d’élections.

Melv

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