01192022Headline:

Scandale au Nigéria: plusieurs enfants torturés, enchaînés et agressés sexuellement dans un centre coranique

Les forces de police nigérianes ont découvert dans l’État de Kaduna, un bâtiment à Rigasa qui abrite au moins 300 personnes dont des enfants retenus en esclavage. Ils sont torturés, enchaînés, agressés sexuellement et laissés affamés, rapporte Sahara Reporter.

Selon les informations rapportées par le média Nigérian, des centaines d’enfants originaires, pour la plupart, du Burkina Faso, du Mali et d’autres pays africains, sont soumis à des traitements inhumains dans un bâtiment à Rigasa dans l’Etat de Kaduna. La police a ajouté lors d’une conférence de presse, qu’il y avait des signes indiquant que les victimes étaient endoctrinées. Citée par Sahara Reporter, une des victimes, Bello Hamza, qui avait passé trois mois dans les chaînes du centre, a raconté un peu son histoire.

« J’ai été admis pour étudier les mathématiques appliquées, mais ici, je suis enchaîné. Ils prétendent nous enseigner le Coran et l’islam, mais ils font beaucoup de choses ici. Ils soumettent les plus jeunes à l’homosexualité. C’est censé être un centre islamique, mais essayer de s’échapper d’ici entraîne des punitions sévères; ils lient les gens et les suspendent au plafond pour cela, mais s’engager dans l’homosexualité n’entraîne aucune punition. Au cours de mon court séjour ici, quelqu’un était mort des suites de la torture. D’autres sont morts avant ma venue à cause de problèmes de santé et de tortures. Ils nous donnent une nourriture très pauvre et nous ne mangeons que deux fois par jour; 11h et 22h. Ils m’ont refusé beaucoup de choses ici. Je suis un père de famille, j’ai des responsabilités, mais je suis enchaîné ici sans savoir ce qui arrive aux membres de ma famille ».

La version de la police
Selon le commissaire de la police de Kaduna, les forces de l’ordre ont « reçu des informations selon lesquelles quelque chose se passait dans ce centre de réadaptation ou centre islamique. J’ai donc envoyé mon DPD ici pour vérifier ce qui se passait. En arrivant ici, nous avons découvert qu’il ne s’agit ni d’un centre de réadaptation ni d’une école islamique. Vous pouvez le constater vous-même, petits enfants, dont certains sont amenés de pays africains voisins comme le Burkina Faso, le Mali et d’autres régions du Nigéria. La plupart d’entre eux sont même enchaînés. Ces personnes sont utilisées, déshumanisées. Vous pouvez le voir vous-même ».

Le policier poursuit et indique que « l’homme qui gère cette maison a affirmé que les parents avaient amené leurs enfants ici pour les réhabiliter. Mais, du point de vue des choses, ce n’est pas un centre de réadaptation. Aucun parent raisonnable n’emmènera ses enfants à cet endroit. Nous allons donc les examiner et aller au fond des choses. Nous découvrirons le véritable motif de ce centre et, s’ils sont jugés manquants, ils seront traduits devant un tribunal. Mais d’abord, nous évacuons toutes les personnes de cet endroit vers notre station et nous ferons une annonce pour que les parents viennent récupérer leurs enfants ».

Le propriétaire du centre se défend
Sahara reporter rapporte aussi les déclarations du propriétaire dudit centre, Malam. Il se défend et indique que « ceux qui sont enchaînés sont ceux qui ont tenté de s’en fuir. Ceux qui ne tentent pas de fuir ne sont pas enchaînés. Certains ont été enchaînés avant et après s’être installés, ils ont été libérés. La plupart d’entre eux ont été amenés par leurs parents de partout au pays et d’autres étrangers. Toutes ces allégations de torture, de déshumanisation et d’homosexualité sont fausses. Nous ne faisons rien ici à part enseigner aux gens l’islam. Ils ne font rien d’autre que réciter le Coran, prier et adorer Dieu ».

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