06272022Headline:

Sénégal: l’opposition appelle à poursuivre la mobilisation, la majorité condamne

Au Sénégal, trois responsables de Yewwi Askan Wi ont été placés sous mandat de dépôt ce lundi 20 juin, selon des avocats et membres de la coalition d’opposition : les députés Déthié Fall et Mame Diarra Fam, ainsi qu’Ahmed Aïdara, maire de Guédiawaye. Ils avaient été arrêtés vendredi, notamment pour « appel et participation à une manifestation interdite ».

La manifestation de vendredi a été « un succès », selon Khalifa Sall, ancien maire de Dakar et leader de Yewwi Askan Wi, « en dépit de la violation du droit des citoyens à manifester ». Après la mort de trois personnes dans des heurts avec les forces de l’ordre, Cheikh Tidiane Dièye, autre responsable de la coalition, promet « des actions » devant la justice, notamment une saisine de Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU.

Ousmane Sonko, lui, a annoncé la suite du plan d’action : une « grande manifestation » le 29 juin, des mouvements de protestation « spontanés », et des concerts de casseroles et de klaxons à partir de mercredi soir. Un combat « de principe pour la liberté et les droits », surtout celui de manifester, selon Ousmane Sonko. « Le 29 juin, nous allons organiser qu’elle soit interdite ou pas, parce qu’en matière de manifestation, l’interdiction, c’est l’exception. Et si Macky Sall veut empêcher cette affaire, je manifesterai. Et qu’il soit prêt, soit m’arrêter, soit à me liquider. »

La majorité appelle à la fin des manifestations
Une stratégie dénoncée par Aminata Touré. « Il est évident qu’on ne peut pas manifester toutes les semaines, […] les Sénégalais ont besoin de vaquer à leurs occupations, d’aller à l’école. Les travailleurs ont besoin de se rendre sur leur lieu de travail », répond la tête de liste nationale de la coalition présidentielle Benno Bokk Yaakaar pour les législatives. Selon l’ancienne Première ministre, Yewwi Askan Wi exerce la politique « par la violence et par la force », et cette « opposition radicale doit revenir à la raison ». « La démocratie sénégalaise est assez forte, assez ancrée […] pour que chacun puisse aller voter librement le 31 juillet ».

Melv

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