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Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara porte plainte contre des hommes de médias français

C’est le figaro qui livre l’information dans l’une de ses publications de ce jeudi 07 janvier 2020. Une affaire qui remonte à 2017 et confronterait le chef de l’exécutif ivoirien à des hommes de médias français.

Un journaliste et le directeur de la “Lettre du continent”, les mis en cause. Alassane Ouattara reproche au bimensuel, devenu un quotidien sous le nom “Africa Intelligence”, d’avoir publié un article sur les fonds souverains de la Côte d’Ivoire.

Le chef de l’Etat avait porté plainte dans l’Hexagone après la sortie de cet article intitulé «Côte d’Ivoire – Ouattara fait exploser les fonds souverains».

De quoi s’agit-il exactement ? Selon la publication qui date de 2017, le 30 octobre précisément, le locataire du palais d’Abidjan bénéficiait à l’époque d’un fonds souverain de 342,6 milliards de francs CFA soit 521 millions d’euros, «en hausse de 20 milliards par rapport à 2015». La brève mentionnait également un certain Birahima Téné Ouattara, frère cadet du président. Toujours selon les révélations de LC, ces fonds étaient «directement gérée par son frère, le ministre des affaires présidentielles», ce qui facilitait l’utilisation de l’«enveloppe budgétaire». De son côté, M. Ouattara estimait que de tels propos «lui imputaient par insinuation de se livrer à un détournement de fonds publics, avec la complicité de son frère»

Ouattara éjecte son frère Téné Birahima Ouattara du GouvernementVoir les images dans l’appli et economisez jusqu’à 80% de data

Trois après, le tribunal de Paris vient de rendre son jugement. “Le tribunal de Paris a relaxé jeudi un journaliste et le directeur de publication de” «La lettre du continent», “poursuivis en diffamation par le président ivoirien Alassane Ouattara pour un article de 2017 sur les fonds souverains de ce pays”, a annoncé le Figaro.

La justice française reconnait le caractère diffamatoire des propos tenues par le bimensuel, mais son jugement part en faveur des prévenus. Ils “devaient être relaxés au bénéfice de la bonne foi. Le tribunal a souligné que l’article s’inscrivait dans un «débat d’intérêt général» et que le journaliste disposait d’une «base factuelle suffisante» pour publier les propos”, rapporte legaro. Et d’ajouter que le tribunal a relevé le «ton modéré» utilisé «à l’exception de quelques termes critiques», qui «demeurent adaptés à la ligne éditoriale».

Maurice Botbol, (SPIIL) : la presse en ligne veut l’égalité avec les autres formes de presse – YouTubeVoir les images dans l’appli et economisez jusqu’à 80% de dataMaurice Botbol

Au micro de l’AFP, Maurice Botbol le directeur de publication, a quant à lui réaffirmé sa position. «On a fait notre travail de journaliste, le tribunal l’a reconnu», a-t-il martelé. Comment Alassane Ouattara accueillera cette décision, au moment où toute la classe politique ivoirienne est occupée à affûter ses armes pour les élections législatives du 6 mars ?

Operanews

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