06272022Headline:

Sommes-nous vraiment obligés aujourd’hui d’aller à l’école pour réussir ?

Ne croyez pas que si on met en avant la bêtise, le loisir, la distraction, l’insouciance… dans certains pays. Ne croyez pas que quand on préfère donner des millions de francs à un supposé voleur ou à un gars qui se lave au savon et raconte des débilités en se filmant, plutôt que d’aller investir cet argent dans de vrais startups. Ne croyez pas que ceux qui font ça sont stupides. Ne croyez pas que la campagne d’abrutissement de masse qui s’opère actuellement dans tous les pays du monde est un fait isolé et un pur hasard.

Il fut un temps, le peuple notamment n’avait pas le droit d’accéder à certaines connaissances. L’école se faisait à la maison et était réservée exclusivement à la royauté et aux nobles afin qu’ils puissent continuer à gouverner le peuple comme ils le veulent. Un peuple trop cultivé est un peuple beaucoup trop intelligent et dangereux pour la survie d’un système d’exploitation de l’homme par l’homme.

On a commencé à ouvrir des écoles grand public à partir du moment où l’Etat ou la royauté avait besoin de gens plus qualifiés pour occuper certains postes ou faire fonctionner certaines industries. Entre nobles ou gens de haute société, il ne pouvait pas continuer à gérer certaines tâches. Un pauvre paysan peut gérer ses bœufs et la charrue pour labourer. Mais si tu viens lui demander de gérer un abattoir automatisé avec de plein de machines informatiques, bah il va être bleu. Donc tu dois le former d’abord. Mais pour apprendre l’informatique, il faut déjà savoir lire et écrire. Et pour lire et écrire, il faut aller à l’école ou avoir un enseignant à la maison. L’éducation en ce moment était donc rigoureuse et stricte. On attendait de l’apprenant qu’il se surpasse et maitrise rapidement les informations qu’il recevait.

Puis on a formé des milliers et des millions de personnes. Le problème est qu’on n’a pas créé en termes de proportion suffisamment d’entreprises pour accueillir les gens que nous formons. Le système s’est alors très vite saturé. Le problème est que si le système se sature et que l’Etat continue quand même de former les gens avec le même niveau d’exigence et de bagage intellectuel, il risque de se retrouver face à des révolutions menées par des gens très cultivés et maîtrisant les mêmes codes que l’élite.

Il faut donc changer de paradigme. Si fermer les écoles peut créer des scandales, diluer l’éducation qu’on y donne en baissant le niveau des élèves chaque année pour en faire des paresseux suiveurs de masse et incapables de réfléchir par eux-mêmes sur des faits de société importants est par contre une excellente idée. En même temps qu’on baisse le niveau à l’école, on investit des milliards dans le divertissement et met en avant des émissions qui vont abrutir les gens.

On crée la Star Nation où chaque chipie rêve de son heure de gloire. Des mineurs dans ce système d’abrutissement brassent des milliers d’euros pendant que leurs aînés BAC+5 crèvent de faim. Alors un mouvement de remise en cause de l’importance de l’école va naître. Sommes-nous vraiment obligés aujourd’hui d’aller à l’école pour réussir ? Pour justifier leur thèse, certains n’hésiteront pas à donner des exemples de gens qui ont réussi sans faire de longues études en oubliant de mentionner leur QI ou la taille du compte en banque de leurs parents.

Le système d’abrutissement prend du terrain et devient maître du jeu en faisant la promotion de la bassesse, de la connerie au détriment de l’intelligence. Ainsi, un peuple trop occupé à se distraire et danser n’aura jamais le temps de se rebeller. Voilà pourquoi il y a toujours plein de buzz futiles financés à coup de millions par ceux qui tiennent les ficelles de cette campagne d’endormissement du peuple afin de continuer à exploiter le monde. Rien n’est fait au hasard. Tout est fait pour avoir une génération d’abrutis qui ne réfléchit pas beaucoup, n’a aucune culture générale, ne connaît pas sa propre histoire ni celle du monde dans lequel il vit et qui se gave de téléréalité et recherche la célébrité sur les réseaux sociaux.

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