04152021Headline:

Il décède suite à un accident survenu au pays de l’oncle Sam, voici son histoire

Parti au pays de l’oncle Sam depuis une quinzaine d’années, K. Mohamed ; 45 ans environ est victime de l’entêtement de sa mère biologique qui voulait à tout prix changer sa destinée. Ses deux sœurs le précédant quelques années plutôt dans la ville de Pennsylvanie l’ont ensuite fait venir pour qu’ils travaillent en complément pour satisfaire leur mère restée au pays. Dieu les aidant ; au bout de dix ans ils achevaient la construction d’un immeuble de quatre étages et de cinq studios à Yopougon au quartier Maroc. Ainsi maman qui vivait désormais à l’abri du besoin faisait dorénavant la navette entre Abidjan et les USA.

Des années passaient sans aucun signe d’anxiété d’une part et d’autre car tout roulait à merveille. Un jour en excursion K. Mohamed pour rejoindre des amis qui l’avaient devancés en rase campagne au USA creuvait un pneu en pleine conduite et gardant son sang-froid ; il arrivait donc à calmer la voiture en la faisant stationner sur le côté de la route. Descendu donc pour le changer et en pleine action ; un autre véhicule dans sa vitesse de croisière perdait subitement le contrôle à quelques mètres plutôt et se rabattait dans la direction de K. Mohamed. Très occupé pour remarquer le danger imminent avec un conducteur qui ne pouvait plus maîtriser sa voiture ; le percutait violemment, ainsi donc projeté dans des roulades pour se retrouver dans le ravin ; K. Mohamed était à dos contre le sol et le visage tourné au ciel.

Inconscient et mourant, vite une ambulance, aussitôt dit aussitôt fait. Les ambulanciers arrivaient, prenaient toutes les précautions pour l’emmener à l’ambulance sans traîner. Illico presto l’ambulance arrivait aux urgences et mettait l’accidenté dans les mains des médecins. Eux à leur tour exerçant aussitôt de tout leur pouvoir pour le sauver avant d’informer ses parents.

Ces derniers arrivés sur les lieux remarquaient la tragédie qui les laissaient tous sans voix. Sa mère informée à Abidjan se depechait de rejoindre son fils bien aimé très mal en point.

Résultats des consultations et radiographies: double fractures à la cuisse droite et à l’épaule ; un traumatisme crânien et le comble la colonne vertébrale sérieusement endommagée qui ne lui laissaient plus aucune chance de remarcher. Après un mois de suivi médical, K. Mohamed fut libéré dans un fauteuil roulant en présence de sa mère et de ses sœurs. Au bout de quelques semaines la mère qui ne supportait plus de voir son fils dans un fauteuil roulant pour le restant de sa vie, ordonnait à ses enfants de rentrer avec Mohamed pour le soigner chez un guérisseur traditionnel bien connu. Arrivés donc à Abidjan ; ils se dirigeaient dans le nord ouest du pays, dans un village reculé de la ville, en espérant trouver une solution miraculeuse à leur problème.

Dormant sur une natte, se malaxant le corps avec de la boue, se lavant au savon noir dans un canari en terre cuite et buvant régulièrement des tisanes et des mixtures de toutes sortes à n’en point finir que Mohamed finissait par jeter l’éponge et rendait l’âme au bout de trois semaines de traitement. Et depuis lors ; ma belle sœur puisque c’est d’elle qu’il s’agit reste inconsolable malgré toutes les paroles de réconfort à ses pieds.

Pourquoi ne pas accepter le destin d’autrui ; certes l’amour est un lien fort qui nous lient les uns des autres. Mais quant il advient une interposition Divine ayant tendance de nous complexer, ou de nous faire mal ; acceptons le même si c’est difficile. Car vouloir todre une branche trop solide, elle se casse, réveillant toujours en nous des sentiments de remords et de culpabilité.

Quoi qu’on dise, l’habitude est une seconde nature. Mais pourquoi en 15 ans de vie sur le sol américain ; ne pas penser que K. Mohamed (RIP) ne serait il pas américain de corps et dans l’âme, donc déconnecté et déphasé de toutes ces pratiques occultes et Médicinales africaines.

Operanews

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