04152021Headline:

Monde: frappe américaine en Syrie, un bilan lourd s’annonce

L’armée américaine a frappé jeudi des infrastructures utilisées par des milices pro-iraniennes en Syrie. Selon l’OSDH, au moins 17 combattants pro-Téhéran ont été tués. Il s’agit de la première opération militaire de l’administration de Joe Biden décidée en réponse aux récentes attaques contre des intérêts occidentaux en Irak.

Le président américain Joe Biden a autorisé, jeudi 25 février, une frappe en Syrie contre des infrastructures appartenant à ce que le Pentagone a présenté comme une milice soutenue par l’Iran.

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Qualifiant cette opération militaire de “défensive”, le porte-parole du ministère de la Défense américain John Kirby, a précisé que des frappes avaient détruit “de multiples infrastructures situées à un poste-frontière utilisé par des milices soutenues par l’Iran, notamment le Kataeb Hezbollah”.

“Les frappes ont été autorisées en réponse aux attaques récentes contre le personnel américain et de la Coalition en Irak, et à des menaces toujours en cours contre ce personnel”, a-t-il précisé.

“Les frappes ont détruit trois camions de munitions (…) Il y a beaucoup de morts. Au moins 17 combattants ont péri selon un bilan préliminaire, tous membres du Hachd al-Chaabi”, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, en référence à la puissante coalition de paramilitaires irakiens pro-Iran.

Les risques d’une escalade de la situation sont faibles, la frappe ayant été de portée limitée.

Message

Le choix de n’avoir frappé qu’en Syrie et pas en Irak laisse au gouvernement irakien la possibilité de mener à bien son enquête sur l’attaque contre des cibles américaines du 15 février.

Cette frappe a été décidée pour indiquer que les États-Unis souhaitaient punir les milices sans pour autant voir la situation évoluer en conflit, a expliqué un représentant officiel américain, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

“Cette réponse militaire proportionnée a été menée en parallèle à des mesures diplomatiques, notamment des consultations avec les partenaires de la coalition” antijihadiste en Irak et Syrie, a souligné John Kirby. “L’opération envoie un message sans ambiguïté : le président Biden protégera les forces américaines et celles de la coalition”, a-t-il conclu. “En même temps, nous avons agi de façon calculée, afin de calmer la situation dans l’est de la Syrie et en Irak.”

Trois attaques ont été imputées à des groupes armés pro-iraniens en une semaine, au moment où Washington demande des concessions à Téhéran avant de réintégrer l’accord dont les États-Unis se sont retirés en 2018 sous l’administration de Donald Trump.

Lundi, des roquettes sont tombées près de l’ambassade américaine à Bagdad. Samedi, des tirs ont visé la base aérienne irakienne de Balad, plus au nord, blessant un employé irakien d’une entreprise américaine chargée de la maintenance de F-16. Le 15 février, des roquettes ont touché une base militaire accueillant des troupes étrangères de la coalition à l’aéroport d’Erbil (nord). Deux personnes ont péri, dont un entrepreneur civil étranger travaillant avec la coalition.

« Il y a beaucoup de morts. Au moins 17 combattants ont péri selon un bilan préliminaire, tous membres du Hachd al-Chaabi », a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, en référence à la puissante coalition de paramilitaires irakiens pro-Iran.

Le porte-parole du ministère de la Défense américain John Kirby a qualifié, dans un communiqué, cette opération militaire de « défensive ». Il a précisé que des frappes avaient détruit « de multiples infrastructures situées à un poste-frontière utilisé par des milices soutenues par l’Iran, notamment le Kataeb Hezbollah ».

« Les frappes ont été autorisées en réponse aux attaques récentes contre le personnel américain et de la Coalition en Irak, et à des menaces toujours en cours contre ce personnel », a-t-il précisé.

Représailles « calculées »
Au moment où le président Joe Biden attend un geste de Téhéran avant de réintégrer l’accord dont Washington s’est retiré en 2018 sous l’administration de Donald Trump, trois attaques ont été imputées à des groupes armés pro-iraniens ces derniers jours. Lundi, des roquettes sont tombées près de l’ambassade américaine à Bagdad. Samedi, des tirs ont visé la base aérienne irakienne de Balad, plus au nord, blessant un employé irakien d’une entreprise américaine chargée de la maintenance de F-16.

Le 15 février, des roquettes ont touché une base militaire accueillant des troupes étrangères de la coalition à l’aéroport d’Erbil (nord). Deux personnes ont péri, dont un entrepreneur civil étranger travaillant avec la coalition.

Bien que le Kataeb Hezbollah n’ait pas revendiqué ces attaques, le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin a assuré que la puissante organisation pro-iranienne en était bien responsable.

fr.finance.yahoo

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