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Présidentielle Américaine : « Avec Biden, vous pouvez dire au revoir à l’Amérique. Bienvenue au Venezuela ! » , fidèles du président Trump

Pour les fidèles du président sortant, le président élu incarne le risque socialiste et menace autant les libertés que le modèle capitaliste. Une vision caricaturale révélatrice des angoisses de l’époque, en partie héritées de la guerre froide.

Le ton affable et le sourire cordial tranchent avec la brutalité du propos. « Avec Biden, vous pouvez dire au revoir à l’Amérique. Bienvenue au Venezuela ! » On pourrait croire à une boutade, mais Randy Gilbert ne plaisante pas. Sans doute force-t-il un tout petit peu le trait, mais ce républicain de Virginie, responsable local du Grand Old Party (GOP) dans le comté de Shenandoah, un bastion rural et conservateur, exprime une peur largement partagée dans les rangs républicains après la victoire du démocrate Joe Biden à la présidence le 3 novembre.

Tout au long de la campagne présidentielle, la crainte de voir les Etats-Unis devenir « un pays socialiste, gouverné par des marxistes et des communistes », a résonné comme un leitmotiv auprès d’électeurs convaincus qu’il leur fallait choisir entre « la liberté et la tyrannie ». Vivre le « cauchemar socialiste ou le rêve américain », comme l’a résumé le président sortant Donald Trump. Parmi d’autres arguments, ces accusations à l’emporte-pièce ont fourni le carburant nécessaire à une mobilisation inégalée chez les partisans républicain.

« Le marxisme, c’est l’anticapitalisme »

Ces peurs, sincères ou guidées par l’opportunisme politique, s’expriment avec des mots simples ou des raisonnements confus. Mais elles constituent l’un des ciments de la base trumpiste, comme les milliers de manifestants pro-Trump, inquiets de tomber sous le joug d’un « gouvernement marxiste », l’ont encore démontré lors d’une marche organisée samedi 14 novembre à Washington.

Avec le Monde

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