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Présidentielle 2025 : “Tidjane Thiam victime d’acharnement judiciaire’’, dénoncent ses partisans depuis Bruxelles

Depuis Bruxelles, la capitale de la Belgique, une dizaine de partisans, accompagnés de leur leader Tidjane Thiam, ont dénoncé ce qu’ils qualifient d’« acharnement judiciaire » à l’encontre de leur président, à l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2025.

C’était lors d’une manifestation devant le Parlement européen sis à Bruxelles, que les militants de la diaspora du PDCI-RDA ont manifesté, le vendredi 16 mai 2025, leur soutien à Tidjane Thiam, figure de l’opposition récemment radiée de la liste électorale.

Fraîchement reconduit à la tête du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, en exil volontaire depuis deux mois, mène une campagne diplomatique auprès des institutions européennes, avec pour objectif d’alerter sur ce qu’il qualifie de “dérive autoritaire” et appeler à une présidentielle inclusive, transparente et crédible. Son éviction du fichier électoral décidée par la justice ivoirienne est, selon ses partisans, une manœuvre politique visant à l’écarter de la course au fauteuil présidentiel.

Une démonstration de force à Bruxelles
Arrivé dans un fourgon noir, Tidjane Thiam a été accueilli en héros à la place du Luxembourg. Sous les acclamations de dizaines de partisans arborant casquettes et tee-shirts verts, il s’est exprimé face à la presse : « On mène le bon combat. Je suis ici pour parler de ceux qui souffrent, des jeunes sans avenir, des élèves mal formés. Il est temps que la Côte d’Ivoire soit gouvernée pour le peuple. »

« Si rien n’est fait pour garantir une élection équitable, le pays risque de replonger dans une crise comme en 2010 ou 2020. »
Simon Doho, porte-parole du groupe parlementaire PDCI, a lancé un avertissement depuis Bruxelles : « Si rien n’est fait pour garantir une élection équitable, le pays risque de replonger dans une crise comme en 2010 ou 2020. »

Une opposition exclue, des tensions qui montent
Tidjane Thiam n’est pas la seule personnalité de l’opposition exclue du processus électoral en cours dans le pays. Laurent Gbagbo du PPA-CI, Charles Blé Goudé du COJEP et Guillaume Soro de GPS, ont également été radiées du fichier électoral pour des motifs judiciaires.

L’opposition y voit dans ces manœuvres, une stratégie du pouvoir visant le verrouillage du scrutin présidentiel d’octobre 2025.

Face à cette « situation explosive », elle exige pour des élections apaisées, l’ouverture en urgence d’un dialogue politique, l’audit indépendant du fichier électoral et une réforme en profondeur de la Commission électorale indépendante (CEI) qu’elle juge inféodée au pouvoir en place.

Ces revendications semblent pour l’heure se heurter à l’intransigeance du gouvernement, laisse présager la tenue d’une présidentielle « sous haute tension ».

 

 

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