
Une petite gazelle à pelage blanc, capturée le jeudi 23 janvier 2025 à Abeanou, dans la sous-préfecture de Kouadioblekro (département de Bocanda), a suscité la curiosité des habitants avant d’être récupérée et transférée vers un centre de sauvegarde, sur instruction des autorités des Eaux et Forêts.
Le récit du petit Trésor
Tout a commencé lorsqu’un adolescent de 13 ans, Kouakou Kouassi Trésor, a trouvé l’animal dans le champ familial de manioc. Selon son récit, la mère de la gazelle, surprise par la présence humaine, aurait pris la fuite en abandonnant son petit, permettant à l’adolescent de le capturer sans difficulté. Cette découverte a rapidement fait le tour du village et attiré l’attention des riverains, intrigués par cette gazelle au pelage immaculé.
La situation a pris une nouvelle dimension avec la diffusion d’informations sur les réseaux sociaux. Les images et vidéos de l’animal ont attiré l’attention des autorités compétentes, notamment la Direction de la Faune et des Ressources Cynégétiques.
Face à l’engouement et aux risques encourus par cet animal sauvage, une mission de récupération a été diligentée dès le samedi 25 janvier 2025
Face à l’engouement et aux risques encourus par cet animal sauvage, une mission de récupération a été diligentée dès le samedi 25 janvier 2025. Sur instruction du Directeur Régional des Eaux et Forêts de Dimbokro, le cantonnement forestier de Bocanda a été mobilisé pour intervenir rapidement.
L’animal a été confié, le dimanche 26 janvier 2025, dans l’après-midi, à une équipe de la Roots Wild Foundation, spécialisée dans la conservation et le bien-être des espèces sauvages. Cette organisation a pour mission de transporter la gazelle jusqu’à un centre de sauvegarde où elle pourra recevoir les soins appropriés.
Le Chef de cantonnement de Bocanda a exprimé sa satisfaction quant à l’issue de cette opération. Il a rappelé que la capture d’animaux sauvages, bien que souvent réalisée par curiosité, peut représenter une menace pour leur survie et leur bien-être. Ce type d’intervention permet de sensibiliser les communautés rurales à l’importance de préserver la faune sauvage et de protéger les écosystèmes locaux.
De son côté, la Roots Wild Foundation a salué la réactivité des autorités forestières et a réaffirmé son engagement en faveur de la conservation des espèces en danger.
L’histoire de cette petite gazelle blanche reste entourée de mystère. Il n’est pas encore établi s’il s’agit d’une espèce rare ou d’une variation génétique inhabituelle. Des études pourraient être menées pour mieux comprendre l’origine de cet animal.
Cette affaire met en lumière l’importance de protéger la biodiversité et de renforcer les efforts de conservation en Côte d’Ivoire.


