
À travers la relance des timbres de solidarité et le renforcement de l’action communautaire, cette stratégie vise à garantir la pérennité des efforts de prévention et de prise en charge sur l’ensemble du territoire. Dernièrement à Grand-Lahou, une séance de travail réunissant préfets, chefs de communauté, personnel de santé et membres d’ONG a marqué un tournant dans la stratégie de riposte.
Un contexte d’urgence et de transition
« Ce n’est pas une réunion de plus, c’est un appel au sursaut collectif », a lancé d’entrée monsieur Romaric Bayala, Sous-Directeur de la Mobilisation au Fonds National de Lutte contre le Sida. Dans un discours sans détour, il a souligné l’urgence d’agir localement, alors que les financements extérieurs tendent à s’amenuiser.
Miser sur les forces locales
Pour les autorités, la solution passe par une dynamique communautaire renforcée.
« Ce n’est pas qu’un outil financier, c’est un acte d’engagement citoyen », a insisté le Sous-Directeur de la Mobilisation au Fonds National de Lutte contre le Sida.
Les comités locaux de lutte contre le sida, souvent en première ligne dans la prévention et l’accompagnement des malades, sont appelés à reprendre toute leur place dans le dispositif.
Le retour des timbres de solidarité
Autre levier stratégique évoqué : les timbres de solidarité, ce mécanisme national de mobilisation de ressources. Jugé sous-utilisé ces dernières années, il pourrait redevenir un pilier du financement local.
« Ce n’est pas qu’un outil financier, c’est un acte d’engagement citoyen », a insisté le Sous-Directeur de la Mobilisation au Fonds National de Lutte contre le Sida.
Une riposte communautaire à reconstruire
Le message est clair : la lutte contre le VIH/Sida ne peut plus dépendre exclusivement de l’aide extérieure. Les responsables présents ont été invités à « réveiller les consciences », à « passer de la sensibilisation passive à l’action concrète » et à s’approprier les outils de financement endogène.
Une dynamique à impulser à tous les niveaux
Le corps préfectoral, les chefs de village et les représentants du système de santé sont désormais attendus pour impulser une nouvelle dynamique locale, fondée sur la solidarité, l’innovation et l’autonomie.
Un nouvel élan pour la riposte nationale
La rencontre de Grand-Lahou sonne ainsi comme un appel à l’action : dans un contexte d’incertitude mondiale, c’est à l’échelle des communautés que se joue désormais l’avenir de la riposte au VIH en Côte d’Ivoire. La première phase de cette campagne de placement de timbres a démarrée le 27 avril 2025 et se poursuit jusqu’au 17 mai 2025.
Vers une autonomie financière nécessaire
Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire bénéficie du soutien financier de partenaires internationaux majeurs dans la lutte contre le VIH/Sida, notamment le Fonds mondial, PEPFAR (le Plan d’urgence du Président des États-Unis pour la lutte contre le sida) et d’autres bailleurs multilatéraux. Ces appuis ont permis de renforcer les capacités du système de santé, de financer les traitements antirétroviraux, de soutenir la prévention et de structurer la riposte communautaire.
Cependant, le contexte mondial évolue : plusieurs partenaires affichent une volonté de désengagement progressif ou de recentrage de leurs priorités. Les financements extérieurs, bien que toujours significatifs, sont désormais moins garantis à long terme. Cette tendance met en lumière la fragilité financière de la réponse nationale et la nécessité pour la Côte d’Ivoire de développer des mécanismes de financement autonomes, durables et endogènes.
Dans ce cadre, les timbres de solidarité, initialement mis en place comme outil de collecte nationale, reviennent au centre du débat. Leur redynamisation s’inscrit dans une stratégie


