08092022Headline:

SAN-PEDRO, IL FILME UN « GENDARME RACKETTEUR » ET SE FAIT INTERPELLER.

Toutes les scènes ne sont pas bonnes à filmer surtout quand elles touchent aux agents des forces de l’ordre en Côte d’Ivoire. À San-Pedro, un jeune homme l’a appris à ses dépens. Il a été interpellé pour avoir fait une vidéo d’un homme en tenue de gendarme.

La scène se serait déroulée au quartier « Cité » de la ville balnéaire de San-Pedro (extrême sud-ouest de la Côte d’Ivoire).Dans l’élément filmé, visiblement d’un bâtiment, l’on voit un homme en tenue de gendarme aux abords d’une voie très fréquentée par les automobilistes. Ce dernier reçoit des conducteurs qui accourent vers lui pour des échanges. Certains semblent lui remettre des objets que la qualité de l’image ne permet pas de bien percevoir, mais que l’homme en tenue met par la suite en poche.

La vidéo plusieurs fois partagée est presque devenue virale. Elle est également devenue source de souci pour son auteur. Dans un post toujours sur les réseaux sociaux, ce dernier, un jeune ivoirien rentré il y a peu d’Europe aurait été « enlevé par des gendarmes au domicile de sa mère au quartier Cité à San-Pedro…il est actuellement aux mains des gendarmes à la gendarmerie de San-Pedro », lit-on sur le post. La maréchaussée lui reprocherait d’avoir filmé un gendarme avec cette intention attribuée à l’homme en tenue, fait savoir le post.

Selon une source sécuritaire jointe par 7info, l’auteur de la vidéo a effectivement été interpellé. Mais il a par la suite été relâché et il devrait être auditionné plus tard.En Côte d’Ivoire, prendre en image une tierce personne dans une situation compromettante sans son autorisation et en faire un usage public est puni par le code pénal. En son article 369, la loi dispose que « Est puni d’un emprisonnement d’un mois à cinq ans et d’une amende de 1.000.000 à 20.000.000 de francs, quiconque produit, met à la disposition d’autrui ou diffuse des données de nature à troubler l’ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d’un système d’information ». Le Code pénal dispose en outre en son article 370 que « Est puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 5.000.000 à 20.000.000 de francs, quiconque diffuse ou met à disposition d’autrui par le biais d’un système d’information, sauf à destination des personnes autorisées, un mode d’emploi ou un procédé permettant la fabrication de moyens de destruction de nature à porter atteinte à la vie, aux biens ou à l’environnement ».

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