07242017Headline:

La Côte d’Ivoire enregistre 700 mille apatrides A savoir…

L’absence de nationalité rend la vie des apatrides difficile. Ils vivent reclus de la société et vulnérables à toutes sortes d’exploitation. Par ailleurs, les apatrides ne jouissent d’aucun droit. Ils n’ont donc aucun document, le plus souvent. Dimanche dernier 23 avril, Iroline, en collaboration avec le Haut Commissariat aux Réfugiés (Hcr) ont procédé à la campagne de communication et de sensibilisation des communautés étrangères  à la question de la nationalité en Côte d’Ivoire.

M. Kabran, Chef du Bureau de la Cohésion sociale à la Mairie de Yopougon, a salué, au nom du maire Gilbert Koné Kafana la soixantaine de communautés présentes à cette cérémonie tenue à la place Ficgayo (commune de Yopougon). Paraphrasant le Hcr, il a fait comprendre qu’une personne sans papier est considérée comme un animal. Lorsqu’un enfant naît, il dot être délaré à la mairie et donc identifié. La production de l’extrait de naissance coûte 500 fcfa à l’Etat-civil et 15.000 fcfa au Tribunal avec toutes les tractations. « Il y a des enfants qui ne disposent pas d’extrait de naissance jusqu’en classe de Cm2. Cela est de la responsabilité de leurs parents géniteurs. Ces derniers méritent, en conséquence six mois de prison. Il appartient au Hcr de faire des propositions à l’Etat-civil ivoirien pour l’établissement des documents provisoires au profit des enfants, car sans papier, la cohésion sociale est menacée », fait remarquer M. Kabran. Qui a ajouté qu’un poulet né au village est identifié par un collier qu’on met à sa patte. Dans une Côte d’Ivoire indépendante depuis 57 ans, un enfant qui n’a pas d’identité ou sans document, est comme un chien errant. Pour le Chef du Bureau de la cohésion sociale de Yopougon, cette campagne de communication et de sensibilisation est la bienvenue pour dissuader les effets de l’apatridie.

Pour Kassam Coulibaly, manager et commercial d’Iroline communication, il faut satisfaire son client qu’est le Hcr. Car cette structure événementielle ne peut rester en marge de cette problématique sociale qui mine une importante partie de la population vivant en Côte d’Ivoire. Francis Djaha, le responsable du Hcr résident à Abidjan, appelé Francis Hcr, a perdu sa nationalité ivoirienne              au profit de celle des Nations-Unies dès qu’il y est entré. A l’origine,  Cette agence du système des Nations-Unies qui a pour vocation de gérer la question des réfugiés a, depuis 1995, étendu ses compétences dans la gestion des questions de nationalité des populations expatriées ou non. La nationalité n’a rien à voir avec la politique, c’est l’Etat qui la définit comme celui-ci ou celle-là est son membre ou son fils au nom de la loi.  Les balafres, la beauté, la laideur, la forme d’une personne ne peuvent déterminer sa nationalité « La loi dit qu’il faut avoir un extrait de naissance et ceux des parents pour pouvoir produire un certificat de nationalité. La déclaration de naissance ne suffit pas pour avoir une nationalité. Il y a, plutôt le droit de sang, c’est-à-dire, les parents eux-mêmes ont la même nationalité ivoirienne (soit), ou par voie de naturalisation en mariant une femme de la Côte d’Ivoire.  Francis Hcr a rassuré la communauté étrangère de son appui ou aide à obtenir la nationalité ivoirienne pour celles qui en ont besoin officiellement. Notons que la Côte enregistre à ce jour plus de 700 mille apatrides sur son sol depuis 2013. Et plus d’un million de ceux-ci dans la sous-région ouest-africaine.

A Tchédé Tchedé

africanewsquick

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