05242017Headline:

MA FAMILLE M’A DÉTRUITE, DOIS-JE COUPER LES PONTS AVEC ELLE

Comment survivre à sa propre famille quand cette dernière qui est censée vous transmettre des valeurs et des règles, vous soutenir contre vents et marées décide de faire volte-face et fait de votre vie un véritable enfer ?! Couper les ponts avec sa famille ou continuer à supporter toutes ces violences, ce mal-être quotidien…?! Tel est le dilemme de Jo dont je vous laisse lire le témoignage !

” Bonjour Beautylicieuse,
Je lis ton blog depuis des années et ça y est je saute le pas pour me confier. J’espère que mon témoigne pourra aider d’autres personnes. Mon histoire n’est pas facile mais il y a pire j’en ai conscience. Je suis l’aînée d’une famille de 6 enfants et mes parents m’ont volé mon enfance et mes frères et soeur m’ont complètement détruite.

Quand j’avais 11 ans, mes parents ont divorcé et ma mère travaillait énormément donc au lieu de profiter de la fin de mon enfance et du début de mon adolescence, ma mère m’obligeait à être une seconde mère pour mes petits frères et soeur. C’était très dur au quotidien mais j’obéissais. Quand j’ai eu 18 ans, je suis partie loin pour faire mes études universitaires car l’ambiance était malsaine, beaucoup de violence physique et verbale.

Cependant je rentrais deux fois par mois chez moi. Et là tout s’est empiré, ma soeur avec qui je partageais ma chambre, n’arrêtait pas de me sortir “que la vie est tellement meilleure sans moi”, mes frères me traitaient de grosse à longueur de journée et me frappaient quand je regardais la télévision car ils voulaient jouer aux jeux vidéos. Mes parents ne disaient rien, ils estimaient que j’étais l’aînée et que je devais faire des choses d’adulte et non regardaient la télévision et ignoraient les remarques de mes frères et soeurs.

Je travaille bien à l’université, je n’ai jamais redoublé, j’ai toujours eu la mention contrairement à mes frères et soeurs et je n’ai jamais eu problème, j’ai toujours été calme et pourtant mon père m’humilie et me traite de pute car j’ai osé quitter ma ville natale pour aller étudier dans une autre ville.

J’ai deux de mes frères qui sont des drogués, l’un des deux n’a même pas le brevet des collèges. Ils volent la famille, ils sont irrespectueux, ils insultent mes parents et pourtant mon père leur donneng de l’argent alors que moi je dois me contenter de mes bourses universitaires pour payer mon loyer étudiant, mon alimentation et tous les frais liés à la vie étudiante.

En juillet 2011, j’étais tranquille dans le salon, je regardais la télévision, un des mes frères voulait jouer aux jeux vidéos, j’ai refusé en gardant la télécommande, j’ai fait tomber une de ses manettes qui s’est cassée et là il m’a violemment poussée contre un pot de fleur qui s’est brisé sous mon poids.

Les débris ont entaillé mon bras, une coupure de 10 cm, mon frère alors que j’étais au sol me frappait au visage avec ses poings, sous le regard de ma soeur, qui n’a même pas réagit pour l’empêcher de me frapper. J’ai réussi à m’enfuir dans ma chambre et j’ai appelé mon père pour qu’il fasse quelque chose. Mon père m’a amené aux urgences et m’a dit que si je répétais quoique ce soit, je le regretterais amèrement.

Mon frère et ma soeur ont raconté au reste de la famille, mes frères, ma mère que je m’étais coupée toute seule pour les faire accuser et les faire punir. Que je me suis faite les bleues au visage toute seule. Ils les ont cru, un de mes frères m’a dit que de toute façon j’étais une grosse pute qui vidait le frigo et qui prenait des airs supérieurs juste parce que j’avais une licence. Ma mère n’a rien fait, elle m’a juste dit qu’elle paierait si jamais je voulais me faire retoucher la cicatrice par un chirurgien esthétique.

J’ai toujours été gentille et je ne comprends pas toute cette haine, la haine de mon père, la haine de mes frères et soeur et l’indifférence de ma mère. J’ai dit à ma mère que je partirais loin et que je couperais les ponts mais elle me répète que si je coupe les ponts je ne trouverais jamais de mari, car un homme ne respecte pas une personne sans famille. Elle me fait du chantage affectif en disant qu’elle a des tendances suicidaires et qu’elle a besoin d’avoir sa fille auprès d’elle, qu’elle veut connaître mes futurs enfants. Mon père me dit que si je coupe les ponts je peux dire adieu à l’héritage familial.

J’ai fini mes études mais je ne trouve pas de boulot. J’ai envie de partir loin de définitivement couper les ponts car je me dis que pour me reconstruire, être heureuse je dois absolument faire en sorte que ma famille me retrouve jamais.

J’ai résumé, car si je racontais tout il faudrait une vingtaine d’articles. Je t’envoie ce témoignage car la violence dans la famille est occulté dans beaucoup de situations. On considère que taper sa soeur, ce n’est rien et pourtant ça détruit et ça laisse des traces indélébiles comme ma cicatrice au bras, qui est juste affreuse et un sentiment de peur et dégoût quand je me regarde dans le miroir, car je me dis que si ma famille me hait, qui m’aimera. Bisou Beautylicieuse et à vous toutes. Merci de m’avoir lue. Jo”

NB : Vous pouvez (re)lire toutes les anciennes confessions ici et faire comme JO en m’envoyant votre témoignage – peu importe le thème – via mail (beautylicieuse@hotmail.fr). Bien sûr cela reste anonyme (avec pseudo au choix)

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