
L’Ivoirien Charles Blé Goudé, mis en liberté conditionnelle par la Cour pénale internationale (CPI), s’est adressé samedi à ses partisans depuis La Haye, à l’ouverture à Abidjan, du 1er congrès ordinaire de son parti, le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep).
Après « cinq ans de prison » à la Cour pénale internationale (CPI), Charles Blé Goudé s’est dit fier du soutien que lui ont apporté ses partisans, dans un discours transmis en direct depuis La Haye, en compagnie de certains proches.
Vêtu d’un pagne à son effigie conçu pour le 1er congrès ordinaire du Cojep, couplé de la célébration des 18 ans d’existence du Cojep, Blé Goudé a remercié les membres de son parti pour avoir tenu la formation, notamment Hyacinthe Nogbou qui, selon lui, a « bien gardé (son) canari ».
Ce qui est dans ce canari, a-t-il dit en allusion au Cojep, « c’est l’avenir de la Côte d’Ivoire et la lutte contre la pauvreté », tout en saluant la présence du Front populaire ivoirien (Fpi), le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, son co-accusé.
A propos des rumeurs sur ses prétentions pour le pouvoir, il a déclaré « le jour Gbagbo sera fatigué, il nous dira et on va terminer », car parler maintenant de son « héritage », c’est « souhaiter sa mort ». Il compte comme le fleuve créer lui-même son propre lit.
S’adressant à de milliers de militants du Cojep, fixés à des écrans géants à la mythique « Place CP1 » de Yopougon, dans l’Ouest d’Abidjan, dont ils ont baptisé l’espace de son nom, Blé Goudé a affirmé que «bientôt nous sommes en route pour la Côte d’Ivoire ».
Sur la situation socio-politique en Côte d’Ivoire, il a lancé que « nos aînés n’ont pas le droit de nous léguer la guerre (…). Qu’ ils nous lèguent au moins un pays en paix et démocratique », appelant son parti à écrire son histoire.


