
Alors que la maladie à Coronavirus continue de faire des victimes, et donc loin d’être un lointain souvenir, voilà qu’à cette souffrance des populations, qui voient leurs commerces fermés, s’ajoute la surenchère que font les chauffeurs de minicars communément appelés «Gbakas». La pandémie à Coronavirus continue de faire des siens. En témoigne la fermeture de certains commerces notamment des espaces de divertissement dans le Grand-Abidjan. Des commerçants aux travailleurs, en passant par les étudiants aux élèves, tous sont confrontés à de nombreuses difficultés, dues au déplacement. Eh oui ! Il faut le souligner, certains aide-chauffeurs de « Gbakas » imposent malheureusement, leur diktat quant tarif normal du transport. Du tarif normal au double, voire le triple, l’usager doit se soumettre aux désidératas des ‘’seigneurs’’ du transport pour ses différents déplacements. Cette ruse est faite généralement aux heures de pointe.
« Il est impossible de sortir de Bingerville, ces jours-ci. Pis, l’on doit débourser le double voire le triple du coût du transport pour espérer sortir de notre commune. Ce qui n’est pas du tout normal. Les chauffeurs de gbakas font de la surenchère. Aux heures de pointe, explique-t-il, les chauffeurs de gbakas raccourcissent les distances nous obligeant ainsi à regagner notre destination en deux, voire trois temps. Par exemple, précise-t-il, vous ne trouverez jamais un gbakas direct pour les II Plateaux, depuis Bingerville. Et cela est fait à dessein. Ces mafieux nous obligent, poursuit-il, à faire escale à la Riviera avant de rallier Cocody II Plateaux. Et là, le résultat est clair : nous déboursons le double voire le triple du tarif normal pour notre déplacement. N’ayant pas d’autres choix, d’autant qu’en quête de la pitance quotidienne, nous ne pouvons que les laisser faire », rouspète M. A. Toh, agent immobilier dans une entreprise de la place.
En effet, c’est presqu’avec la gorge nouée qu’il a exprimé sa colère, non sans décrier la passivité des autorités en charge du transport. « Nous ne comprenons pas le mutisme du gouvernement sur cette mafia de haut niveau qui mine le secteur du transport. Des gens qui augmentent le tarif du transport selon leur humeur. L’Etat doit réorganiser ce secteur d’activités, au risque de se mettre à dos la population », prévient M. Toh. Entre autres solutions pour venir à bout de ce que l’agent immobilier qualifie d’escroquerie, « c’est la réorganisation de ce secteur, qui passe nécessairement par le démantèlement sans aucun forme de procès des syndicats et l’étoffe du parc autos de la Société des transports abidjanais », préconise-t-il.
Usagers et chauffeurs s’accusent
Les chauffeurs de « gbakas », quant à eux s’expliquent mal l’attitude de leurs clients. « Les clients sont ingrats. Ce qu’ils oublient, les tarifs que nous appliquons généralement aux heures creusent, sont ceux qu’ils négocient souvent. Nous avons alors, de notre côté besoin de combler ce manque à gagner, pendant les heures de pointe en pratiquant les vrais prix », justifient-t-ils.
Comme on le voit, malgré les efforts du gouvernement ivoirien d’abréger les difficultés des populations dans leur déplacement, en étoffant le parc à autos de la Société des transports Abidjanais, les difficultés demeurent. Reste certainement à espérer le retour des minicars de la Sotra appelés taxi-bagages pour soulager les usagers.
Alya Bella


